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Auteurs

Arthur Rimbaud (1854-1891)

Les Illuminations. 

VII - Illuminations.

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Veillées .I (p. 119).
Rimbaud découvre un bonheur tout simple, qui se réalise dans la modération, où l'équilibre s'exprime en négations, c'est à dire en renoncements. Avec étonnement, ce grand casseur s'aperçoit qu'il ne faut pas chercher midi à quatorze heures!

II (p. 120).
Voici, ébauchés en quelques notations très efficaces, les infrastructures d'un chapiteau de cirque, ses effets scéniques et sa complexité. "Rêve intense et rapide de groupes sentimentaux avec des êtres de tous les caractères parmi les apparences".

Diversité, illusion, nous retrouvons des thèmes chers à l'auteur. 

III (p. 120).
Rimbaud enchaîne une suite subjective de sensations et d'images.
Dans une lumière et des bruits tamisés, une songerie nocturne confond une pièce confortable, un navire, une femme, un jardin. Au matin, la lumière de l'aube disperse ces visions.
Ah! puits des magies".
Nulle amertume, seulement un doute sur la réalité.

Mystique (p.121).
On peut se croire ici devant l'immense composition d'un primitif flamand. Les différents plans du tableau apparaissent. Tout l'univers est présent, la mer, la terre, les activités des hommes, le ciel, avec ses étoiles et ses anges. Les vives couleurs de la végétation et des parures chatoient. Une douceur semble s'étendre.
Mais les "conques des mers" et les "nuits humaines" ont pris la place de Dieu en majesté, "l'abîme fleurant et bleu là-dessous" remplace le monde des damnés.

Une façon jolie de régler son compte à la religion de l'enfance!

Aube (p. 122).
Ce texte est le plus connu des Illuminations. Sa fraîcheur, son mystère, son charme ont suggéré beaucoup de très belles réflexions. Nous n'en dirons donc que quelques mots.
Avant l'éveil du jour, moment privilégié où tout est neuf, un adolescent commence une promenade triomphale à travers la campagne ensommeillée. Petit magicien complice, il donne le signal du lever aux plantes et aux bêtes.

C'est l'aube!
Il l'aperçoit. Femme ou vapeur, il la veut, il la poursuit. Elle se dérobe. Parvient-il à l'étreindre?
Leur chute est commune. Et lorsqu'il s'éveille, c'est la pleine lumière, où s'évanouissent les songes.

Dans ce merveilleux gamin curieux, possessif, maladroit, nous aimons retrouver Rimbaud, un Rimbaud apaisé et, finalement, heureux, parce que comblé par son rêve.

 Des songeries très sombres avec quelques éclaircies! 

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