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L'ART ET LE BEAU
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Humain
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Utilité
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Finalité
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Génie
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LA
TECHNIQUE
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L'ART ET
LE BEAU
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Nature
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Travail
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Trois
caractéristiques
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Plaisir
esthétique
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Art
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Art
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Le
beau
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Le
laid
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Finalité
= Alors que l'objet technique a pour finalité d'être utile et
vaut d'abord par son utilité (il a sa fin hors de soi) au
contraire, l'objet beau a pour finalité de plaire par sa forme,
il a sa fin en soi. (L'art exclut le désir)
Génie
= C'est un don de la nature qui procure la possibilité de
produire une oeuvre belle. On insiste actuellement sur
l'originalité: c'est une certaine manière de voir,
nouvelle, accompagnée d'une capacité de réalisation. C'est
plus vécu que connu, au point que la beauté est une surprise
pour l'artiste lui même, au point qu'il est incapable d'enseigner
une règle de production de la beauté.
Trois
caractéristiques = L'œuvre belle est singulière,
originale, la mort d'un artiste est une perte irremplaçable. De
ce point de vue, on peut distinguer à juste titre l'artiste et le
chercheur.
Création : L'art
produit un nouveau monde: en exerçant son pouvoir natal,
l'artiste donne une idée de ce que peut être un commencement.
Plaisir
esthétique = C'est d'abord un sentiment de liberté de
l'amateur qui exerce librement les capacité de son esprit et de
sa sensibilité dans une sorte de jeu où l'interprétation et
l'image se renvoient, pour ainsi dire, la balle.
Dans le plaisir
esthétique, il y a un sentiment de communicabilité
universelle entre tous les êtres raisonnables sensiblement affectés.
Quand je dis "c'est beau", j'éprouve la satisfaction
propre à un être libre et j'en appelle à la liberté des autres
hommes pour accorder: "c'est beau". A la limite, on peut
parler d'un sens commun.
Le
beau = C'est l'objet d'une satisfaction désintéressée
et universelle puisque désintéressée. Dans la mesure où on
admet que la finalité de l'art est particulièrement de procurer
une telle satisfaction on peut dire qu'il contribue au bonheur:
d'abord par la satisfaction exempte de toute aliénation (désintéressée),
ensuite en nous permettant d'échapper au désir et à l'inquiétude
du vouloir vivre, enfin, en nous permettant d'exister au présent.
Noter que cette consolation est provisoire.
Le
laid = Remarquons tout d'abord que l'art peut
transformer la laideur naturelle en beauté: en ce cas, nous
sommes toujours dans le beau. Les vieux quartiers de Paris
prennent tous leurs charmes du génie D'Utrillo. Voir aussi, La
charogne de Baudelaire, le tableau de Murillo: Les
pouilleux et même Les vaches de Potter.
Mais une nouvelle
esthétique est apparue qui revendique la représentation de la
laideur, non pas la belle représentation de la laideur, mais la
laide représentation de la laideur. En ce sens Picasso affirmait:
chacune de mes oeuvres a été une destruction: effectivement,
on se demande où il est allé pécher certains corps de femmes
qu'il représente.
Une grande difficulté apparaît: comment désigner l'œuvre d'art
si la reproduction du beau n'est plus sa caractéristique
essentielle? Comment définir l'esthétique si elle ne réfléchit
plus sur le beau et sa production?
La désignation actuelle de l'art comme la création d'un monde
nouveau met sur le même plan le beau et le laid et semble la
solution du problème.
C'est pourtant renier une conception de l'art reliée au bonheur.
C'est aussi orienter l'art vers un engagement (par exemple à nous
pousser à la révolte) qui lui donne une utilité et qui donc le
fait disparaître.
Conclusion: L'art
semble fonctionner comme un langage puisqu'il signifie une vision
du monde. Mais il n'a pas de langue ni de code: c'est comme une
parole créatrice d'un monde nouveau, la communication de ce que
le langage échoue lamentablement à communiquer. Quand il parle
l'homme parle de ce qui n'est pas, l'artiste parle de ce qui est,
c'est à dire de rien.
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technique