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LE
DEVOIR
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Obligation
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Nature
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Satisfaction
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Temps
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Désir
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Devoir
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LE DEVOIR
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LE BONHEUR
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Liberté
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Vertu
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Mort
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Conclusion
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PROBLEMATIQUES:
embarras et difficultés !
Comme La
nature et la culture, le libellé du programme vous invite a
éloigner les deux concepts, à les rapprocher et à en préciser
les rapports.
Alors que le stoïcisme déduit le bonheur de l'accomplissement du
devoir, l'épicurisme déduit la vertu du bonheur sensible.
Dans les deux cas, l'existant humain découvre que ça ne
marche pas car l'accomplissement du devoir est renoncement à
un certain bonheur sensible ou à une partie de ce bonheur
(analyser le partage) et la jouissance reste bien distincte de
l'accomplissement d'un devoir. Il y a plus dans la vertu que dans
le bonheur sensible.
Autant dire que le devoir fait apparaître une dualité de nature
en l'homme et pour Hegel une dualité de conscience, alors que le
bonheur postule que une dualité contradictoire peut être
satisfaite au même moment ce qui est contre les principes de la
raison.
LE DEVOIR
Obligation
= Bien distinguer contrainte et obligation: dans la contrainte la
question du devoir ne se pose pas: c'est la nécessité, ce qui ne
peut pas ne pas être qui s'exerce, selon l'expression "On
est forcé". A juste titre on remarque que, à quelqu'un qui
tombe du sixième étage, on ne commande pas (impératif) de
suivre les lois de la gravitation.
L'obligation n'apparaît qu'avec la liberté, c'est à dire la
conscience comme possibilité de choisir un autre comportement que
le comportement naturel. L'expression: je suis obligé par
est impropre car, comme on ne peut que s'obliger soi même, il
faut dire je m'oblige à. En ce sens l'obligation nous
invite à obéir au meilleur de nous-même, à la loi qu'on s'est
prescrite, à la raison pratique. Le devoir implique donc toujours
un arrachement à des conduites déterminées, un choix
entre des possibilités que la conscience fait apparaître et
un consentement, un engagement raisonnable qui mobilise
la pensée et la volonté.
Nature
= La nature est toujours intéressée dans la mesure où l'impératif,
le commandement que nous suivons s'exécute en fonction d'un intérêt
de la connaissance ou du plaisir. Ce qu'il faut faire, ce
qui est impératif si on souhaite obtenir quelque chose, c'est un
commandement, un ordre. L'impératif commandé par la nature dépend
d'une condition, il est déterminé par cette condition: si tu
veux ce plaisir accomplis cette action. En ce sens c'est un déterminisme
qui s'exerce en fonction de l'être d'un organisme.
Liberté
= Le devoir est preuve de liberté car il exige que chacun maîtrise
les tendances naturelles, le déterminisme, pour obéir aux
exigences de la loi morale. L'homme choisit de suivre l'une de ses
deux natures. Sa liberté consiste à suivre son devoir par un
libre choix: il est bien dans ce cas à l'origine de ses actions,
ce qui correspond bien à la définition de la liberté: le
rapport entre une action et un moi.
Vertu
= La vertu est un acte du Sujet qui donne la priorité à
l'universel, ce qui signifie qu'il renonce aux exigences de sa
nature, de son égoïsme ou de sa "générosité
restreinte". Parce que l'intérêt commun n'est pas l'intérêt
particulier, la vertu exige un sacrifice et, en ce sens ne peut être
identifié au bonheur comme satisfaction complète. On a souvent
remarqué que l'amour se nourrit de sacrifices.
Conclusion:
Parce que l'accomplissement du devoir ne satisfait que la nature
intelligible de l'homme, il est impossible de déduire du devoir
accompli, le bonheur.
VERS
LE
BONHEUR