Vers    Philagora Decouvertes

Philagora gastronomie

"Chat" en musique

Philagora Forum

-Philagora ressources  http://www.philagora.net

| RECHERCHER  dans Philagora Nouveautés |

° Philagora Centre culturel

° PHILOSOPHIE 
Philo premiere
Philo reperes Bac
Philo-Bac-notions
Philo Cours
Philo express  
Citations
Philo Prepas 
Philo Fac  
Prepagreg    
Philo dans le grenier
Aide aux dissertations

Etudes de texte par auteur
Methodo 
Philo Capes
| Dissertations prepas
Psychanalyse
Medecine  
Personnalisme
Epistemologie
Droit et Justice

° LES FORUMS de Philagora
Aides dissertations de philosophie  terminales
Forum niveau classes Prepas
Forum de discussion
Forum pour vos Annonces
Forum Médecine
 

° philo corrige | Philo corrige 2 | Philo corrige 3

° Travaux Personnels Encadrés et Forum TPE

° FRANCAIS poésie, théâtre, prose Bac français, parcours initiatiques

° MARE NOSTRUM

° J'aime lire des aperçus

° Contes pour enfants

° J'aime L'art Expositions Musées Artistes

° Revue Pôle International

° Francophonie

° A la découverte des langues régionales: Occitan Gascon Catalan

° Pourquoi ce site?  

° Philagora tous droits réservés

° info@philagora.net 

° Publicité sur Philagora

° Rubrique  http://www.philagora.net/psychanalyse/

La psychanalyse

Un psychanalyste, Jacques Lacan, par Philippe Julien 

page1 - page 2 - page3 - page4 - page5 - page6 - page7 - page8 - page9 - page10

________________________________

Le progrès ininterrompu de la science et de la technologie a introduit un nouveau discours qui détermine de plus en plus la vie de tout un chacun de sa naissance à sa mort. Il universalise le sujet qui en découle, et produit par là un pro­fond remaniement des hiérarchies sociales. Il déracine l’indi­vidu en l’uniformisant, tout en le rendant solidaire du moin­dre événement de la planète, au nom du seul savoir qui soit à la fois universel et cumulatif. Il lui apprend à douter de ses propres intuitions, qu’il s’agisse de celles de la mère devant son enfant à nourrir et à soigner, ou de celle de l’homme politique devant un peuple à convaincre nous ne sommes plus au temps de Thémistocle

Or, à l’inverse de cet effet manifeste, voilà que le discours de la science provoque en réaction une ségrégation de plus en plus sévère entre les êtres humains d’aujourd’hui, voulant sauver leur narcissisme contre ceux, proches ou lointains, qu’ils croient vouloir le contester. De là naît l’impératif de devoir sacrifier ces autres, pour que soit promu, le plus sou­vent à la suite d’un laeder, tel trait âprement chéri. Cet étrange impératif soutient les luttes dites de classe, de géné­ration et bien d’autres, dont la dernière en date n’est pas la moindre en sa rigueur, la lutte des sexes:

Il est quelque chose de profondément masqué dans la critique de l’histoire que nous avons vécue. C’est, présentifiant les formes les plus monstrueuses et prétendues dépassées de l’holocauste, le drame du nazisme­.

Je tiens qu’aucun sens de l’histoire, fondé sur les prémisses hégéliano-marxistes, n’est capable de rendre compte de cette résur­gence, par quoi il s’avère que l’offrande à des dieux obscurs d’un objet de sacrifice est quelque chose à quoi peu de sujets peuvent ne pas succomber, dans une monstrueuse capture.

L’ignorance, l’indifférence, le détournement du regard, peut expliquer sous quel voile reste encore caché ce mystère.

Lacan très tôt a discerné là notre folie d’homme moderne en tant que sujet de la science ; et il a vu dans la psycha­nalyse freudienne, non pas le confort et réconfort du Moi, ni un supplément d’âme, mais le lieu où puisse opérer ce sujet même, disant son égarement dans son rapport au langage.

Cet égarement vient de ce que le langage que l’être humain habite parasite son existence sous la forme d’interprétations itératives et de convictions inébranlables qui l’encombrent. Çà pense tout seul, suivant un enchaînement extrêmement logique, sans qu’aucun sujet ne puisse se nommer comme étant ce qui parle. Lacan était sensible au fait que la folie est une errance de fils et de filles issus de pères qui ont perdu les pédales, et que, pour relativiser quelque peu cette errance, la voie à suivre était de se faire dupe de son inconscient de la bonne façon. C’est en effet par l’inconscient et ses traces qu une transmission s’opère dans le réel. En ce sens, Lacan était un homme de tradition, prenant le progrès pour une illusion de perspective, et constatant dans l’après-coup que ce que l’on gagne d’un côté, on le perd de l’autre: c’est la condition!

Homme de tradition — et en cela même pas conservateur du tout —, il va être amené à dépenser son courage, accom­pagné de sa gaieté naturelle, à la transmission de la psycha­nalyse. Il le fit de deux manières en renouant le fil avec Freud par delà le freudisme, et en instituant un nouveau style de travail entre psychanalystes. Autrement dit par une rénovation de la doctrine et de l’institution analytiques

 double frayage dont nous allons décrire quelques aspects essentiels.

  Page suivante

Visitez les forums de Philagora 
soutien gratuit

---

° Rubrique  http://www.philagora.net/psychanalyse/

-


-

Infogerance hebergement serveurs haut debit