| L'inhumain
a-t-il une histoire? |
Deux
sujets qui invitent à penser, à se placer |
| Humain,
inhumain lequel procède de l'autre? |
dans
le relatif au centre de la balance... |
Attention:
danger à éviter:
Ne pas se placer tantôt sur l'un
des plateaux, ce qui fait disparaître l'autre en l'allégeant,
tantôt sur l'autre plateau ce qui fait disparaître le premier
en l'allégeant. Au bout du compte on n'aura rien
pesé,
pensé.
"On charge par un nouveau poids l'autre plateau mais le
balancement se perpétue" C. BRUAIRE.
Objectif
à atteindre:
l'examen =
aiguille de la balance, du latin exigere = peser. Se placer au
centre et ne jamais perdre de vue l'un ou l'autre.
En
conséquence, un programme à
suivre:
"Il faut considérer les deux côtés en même temps, c'est
à dire se placer dans le relatif et neutraliser l'élection
unilatérale (le choix de faire attention à l'un ou à
l'autre) par
l'appel au 3ème terme qui enserre les deux autres et appuie de
sa force sur les deux côtés" C. BRUAIRE.
Textes de référence:
Grande logique de Hegel p.130/131 -- Encyclopédie
Soit:
-
"La
dialectique se forme à partir de deux concepts corrélatifs,
lorsque les déterminations relatives sont poussées jusqu'à
leurs opposées... et cependant chacune est décrite comme
un être indépendant de l'autre" W. der logik I. p.130
"Le mouvement spéculatif
(on sort du mauvais infini de la dialectique, c'est ce qu'il
faut réaliser (note de Joseph) appréhende l'unité des déterminations
dans leur opposition, c'est l'affirmation contenue dans la résolution
et dans leur passage" Encyclopédie &82.
Conséquences,
pour tout travail sur l'humain et l'inhumain:
-
Ne pas céder à la liberté que nous avons, à ce pouvoir de décision
qu'est l'attention, qui choisit et exclut, qui donne tout ou
rien et qui ferait disparaître la relation que le
"et" du sujet nous demande de penser;
-
Question essentielle: quel est le moyen terme qui s'impose comme
le noeud, maintient en lui les termes opposés sans les
identifier mais en les pénétrant tous deux par le moyen de déterminations
commune à chacun d'eux.
Remarques complémentaires
sur la pertinence des deux sujets proposés:
les deux
invitent, avec bonheur, à penser la relation de l'inhumain avec
le seul être qui a un devenir passé, qui le fait ce qu'il est
(l'homme, l'humain)et à chercher le troisième terme (du
côté de l'histoire...?)
Plus
explicitement encore le deuxième sujet oriente dans
le même sens la recherche: lequel des deux termes précède
l'autre, historiquement: du point de vue du devenir, lequel est
premier?
Mais si l'on
pense avec C. BRUAIRE qu'il y a une logique de l'existence on
pourra s'interroger sur une éventuelle procession de l'un à
l'autre ou de l'autre à l'un. Il s'agit de "trouver l'unité
primitive du concept scindée par le jugement et oubliée par la
dialectique" C. BRUAIRE.
Passage à la
page suivante:
Y -a t-il une procession de l'un à l'autre?
Une différence essentielle qui empêche que l'un produise
l'autre? Un mélange des deux qui les rend toujours
contemporains (alors le in de inhumain signifierait dans).
Est-il disséminé
dans l'humain comme l'autre dans le même?
Si la vérité
accompagne qu'une connaissance qui porte sur ce qui est, nous
qui voulons penser, nous devons envisager le point de vue
socratique
Vers => Le
point de vue socratique |