° Rubrique philo-poche 

Cours de  PHILOSOPHIE par J. Llapasset

Philo-poche  

  La phonétique 

La langue à l'occasion de l'Enseignement de la phonétique et de l'Enseignement par la phonétique par V. Dogan GUNAY   

  • page 1 Introduction  -1. La Phonétique
    page 2 Dans la communication
    page 3 L'enseignement de la langue étrangère
    page 4 Langue parlée, langue écrite
    page 5 Enseignement phonétique
    page 6 Phonétique et étude des textes littéraires  Rhétorique
    page 7 Deux groupes de figures
    page 8 La poésie
    page 9 Figures de style: publicités, etc...
    page 10 Conclusion, bibliographie

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6 2. La Poésie

La poésie est un type de texte visant à une harmonie sonore. Le poème est écrit pour être lu à haute voix le plus souvent. Le texte en vers dispose de moyens privilégiés pour donner un relief particulier à la fonction poétique. Le texte en vers présente, dans l’essence, une structure répétitive. La répétition est réalisée le plus souvent par les éléments sonores. “L’usage poétique de la langue suppose au moins deux principes : un intérêt porté aux moyens qui permettent le message, un goût prononcé pour les jeux musicaux que fournit le langage” (Darcos, Hasselot et Tartayre, 1988 : 77). La poésie veut capter la musique de la langue en multipliant les jeux de sonorités fondés sur des répétitions, des résonances et des échos. Il n’est pas possible d’imaginer la poésie sans la musique. Et il n’y a pas de musique sans répétition et échos. Comme les sonorités, les rythmes contribuent de façon déterminante à dégager la musique du texte.

Dans la poésie il y a toujours des éléments métriques : le même nombre de syllabe, d’accents ; le rythme, le strophe, le refrain, l’anaphore, la rime, l’allitération ou l’assonance répétés d’un manière régulière produisent des émissions vocales. Les éléments essentiels du poème se basent sur les éléments sonores. Par exemple la mesure des principaux types de vers (alexandrin, décasyllabe, octosyllabe), les rimes (rimes riches, suffisantes et pauvres), les assonances, etc.

Dans l’enseignement de la phonétique, on peut utiliser les poèmes. Empruntons la première strophe du poème d’«Automne» d’Alphonse de Lamartine (Méditations poétiques, 1820).

Salut, bois couronnés d’un reste de verdure,
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards.

On peut faire lire ce texte aux élèves par un mouvement ascendant, c’est-à-dire, en allant du ton le plus grave de la voix au ton le plus aigu. Deuxièmement, le professeur fait le relire par un mouvement descendant, c’est-à-dire en allant du ton le plus aigu au ton le plus grave. Dernièrement, on cherche ensemble la hauteur de ton naturelle qui correspond à sa propre voix.

Le poème retient l’attention par le rythme, par les éléments sonores, l’allitération, l’assonance, la répétition des mots, des syllabes, des sons ou de groupes de sons. Autrement dit dans la poésie “l’articulation du signifiant au signifié est très structurée et la redondance au plan de l’expression est forte” (Rey-Debove, 1979 : 53). Dans les slogans, dans la poésie ou bien dans la publicité on utilise toujours les figures répétitives. Ce type de répétition a une valeur emphatique. En répétant les éléments métriques on essaie d’obtenir une harmonie sonore. D’autre part les éléments répétés doivent se placer dans le forme de message. Au contraire la répétition de la même action ou du même texte dans des lieux différents ou bien dans le même lieu, n’apportent pas une harmonie. Nous savons que la répétition ne change pas le sens des mots, mais elle apporte une harmonie sonore. Mais la répétition d’une action ne fournit pas une telle harmonie. C’est la répétition des phonèmes ou du groupe de phonèmes qui peuvent la fournir. A ce propos Henry Suhamy dit comme le suivant : On ne peut pas affirmer que toutes les répétitions équivalent à des figures de style. Un professeur qui répète son cours, un homme politique qui déclame la même harangue dans toutes les villes, un secrétaire qui envoie toujours la même lettre ne produisent pas des figures par la seule vertu d’une activité monotone. C’est la forme du message qui fait la figure, non la répétition du message par le locuteur (Suhamy, 1988 : 56-57, c’est nous qui soulignons).

Les textes sensibles à l’harmonie sonore ont des structures bien élaborées. Par une telle démarche on tâche d’attirer l’attention des lecteurs ou des auditeurs sur le goût musical du texte et sur l’émotion.

Nous voyons donc que dans les textes poétiques où la musicalité tient une place importante, on cherche une harmonie à l’aide de la répétition. Par les figures de style on peut obtenir l’émotion le plus souvent. Parmi ce groupe de mots, il y a quelques figures qui sont basés sur les particularités phonétiques. De ce point de vue, l’harmonie ou la musicalité que cherchent ces types de texte sont des activités phonétiques. C’est par les sons que l’on obtient la musique. “Alors que les répétitions de mots entraînent un effet de rythme, les échos sonores produisent surtout des effets d’orchestration. Chez les poètes, la construction en écho est une démarche tellement fréquente qu’elle fait partie du langage poétique, au même titre que la versification ou l’image” (Suhamy, 1988 : 63). En définitive, les poètes sont des personnes qui sont sensibles aux sons du langage et aux différents paramètres des activités sonores.

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