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° Rubrique Philo-prepas > La recherche du bonheur

PHILOSOPHIE - CLASSES PREPAS par J. Llapasset

La recherche du bonheur

La voie studieuse des cours.  Du bonheur.

La voie positive nous oriente vers la réalité du bonheur. (page 6)

  • Le chercheur d’or (Jean Marie Le Clézio) 
    La vie heureuse suivie de La brièveté de la vie (Sénèque) - (Traduction de François Rosso - Editions Arléa).
    Oncle Vania (Anton Tchékhov) (Traduction d’André Markowicz et Françoise Morvan - Editions Actes Sud Babel).

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La voie positive (suite).  Le jardin dans l'île: du bonheur dans la finalité circulaire.

Pas de solitude donc, tout au plus des moments de solitudes choisis au coeur d'une beauté qu'il regarde et qui ne le laisse jamais seul.
A la page 99 dans "Le chercheur d'or", le narrateur écrit: "Ce jardin touffu comme l'Eden", Eden étant le terme qui désigne le paradis terrestre. Il ne lui manque rien, lui semble-t-il et s'il monte sur l'arbre du bien et du mal, ce n'est pas pour en cueillir les fruits.

Ce qui importe vraiment suffit à son bonheur au point qu'il éprouve une satisfaction complète à déployer son existence comme désir et liberté et que, par le miracle de l'enfance, cette satisfaction complète de la nature et de la liberté dure au point que le temps lui même semble annulé dans ces premières pages de récit, voilà pourquoi, pour cet être tout neuf, tout le récit est au présent.

=> Comment serait-il déchiré alors que tout semble s'offrir à lui pour une contemplation, et d'abord cette nature qu'il épouse par son corps par ses promenades et la liberté d'une nage et dont son regard chante déjà l'existence reconnue. Oui, des noces sur les ailes de l'amitié et par ces mots qu'il recueille pieusement de la bouche maternelle et qui lui permettent de commencer à faire exister ce qui n'existe pas pleinement, comme un jeune Dieu qui, en parlant et en chantant, en créant imposerait l'existence à la non existence.

Ainsi Le Clézio nous offre un paradigme pour éclairer la recherche du bonheur: le génie créateur c'est l'enfance retrouvée et le présent transfiguré. Ce "quelque chose" qui nous permet de chercher et de rechercher le bonheur c'est le souvenir nostalgique d'une enfance heureuse, enfance perdue où le bonheur se vivait sans être reconnu (=> page 35)

Nous en retiendrons que le bonheur abordé par la voie positive a des conditions: l'attention au présent, le corps, le sentiment comme amour des autres et amour de la vie, la création provisoirement victorieuse des forces de destruction. Le bonheur peut-il être vécu autrement que dans le présent, dans la contemplation / participation, dans l'amour qui est toujours d'abord amour de la liberté:
liberté qui refuse de s'aliéner, même dans ses propres créations, qui s'engage donc dans un mouvement de dépassement infini.

Ne jamais fuir l'infini que l'on porte en soi pour ne jamais faire le jeu des forces de destruction, reconnaître ce pays où tout reflète notre liberté et ne jamais perdre le goût du jardin touffu qui protège sans pour cela gêner l'expansion des chemins de la liberté.

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Du bonheur: La voie positive nous oriente vers sa réalité.
page 7 Ce quelque chose que la mer reflète 

 

 

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