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Rappelons
que nous vous proposons des pistes: vous avez à
choisir, à reprendre tel ou tel aspect, en pensant par vous même,
sous le regard de tous, en vous détournant de l'opinion
particulière pour vous tourner vers une pensée universelle que
vous aurez produite. L'opinion est de l'ordre du contingent, du
devenir, la pensée est de l'ordre du nécessaire, ou du moins
de l'universel qu'elle vise.
=
Il faut chercher l'origine du jugement c'est beau dans
l'amateur. Le sujet qui porte le jugement s'appuie sur une
satisfaction: son admiration est d'ailleurs confirmée par
l'admiration d'autres amateurs dans l'espace géographique (voir
ceux qui admirent la Joconde au Louvre) comme dans le temps (Homère
toujours admiré). Autant dire que la valeur d'une oeuvre d'art
s'éprouve et ne se prouve pas.
-
Première
difficulté: Le plaisir étant indéfinissable cela
engage à dire tout et n'importe quoi:
Indéfinissable! La question est précisément de savoir si on
peut le déterminer, s'il a une positivité. On définit le
plaisir par l'agréable, mais comme on définit l'agréable par
le plaisir ...
- Deuxième
difficulté:
Cela vient peut-être de ce que origine (= commencement) a aussi
le sens de ce qui explique le commencement d'une chose et donc
en un certain sens ce qui en est la base ou ce qui la fonde: après
tout, je peux demander quelle est l'origine de l'origine, ce qui
la fonde.
Mais ce "fondement" est lui même relatif à une série
causale antécédente, il n'est donc pas de l'ordre de la raison
d'être: il ne faut pas le confondre avec le fondement.
=>
Fin:
La fin: Celui qui organise ses révisions le fait dans un but:
ne pas faire d'impasse pour être prêt. Comme être pensant, il
se représente une fin, ce pour quoi il réalise des moyens:
suivre son plan de révision. Fin est ici le corrélatif de
moyen, ce qui est premier dans l'intention (= révision à
effectuer) et ce qui est dernier dans l'exécution (= réalisation
à la fin du travail).
La fin est pensée dans l'avenir, d'une certaine manière elle
n'existe pas dans la réalité; pourtant c'est elle qui détermine
les moyens employés, qui d'une certaine manière les cause (si
je n'avais pas cette fin, je ne réviserais pas). On peut donc
parler à juste titre d'une cause finale! Alors que, il semblait
plus haut que toute cause était antécédente. L'intention
d'arriver à être prêt dans l'avenir, le jour du bac, détermine
bien le moyen que je suis en train d'employer.
Fin signifie donc d'abord, au sens propre, ce vers quoi tend un
être pensant qui a en vue une idée à réaliser.
= Si le plaisir n'est que la cessation de la douleur, l'art est
bien une consolation provisoire: Schopenhauer
Le Monde comme volonté et comme représentation, en particulier
§49
Parce que le concept se définit par des limites et que son
contenu est indéterminé, le concept ne saurait être l'objet
de l'art.
Loin d'être le règne de l'apparence, l'art déchire le voile
de l'apparence pour représenter la vie et les choses telles
qu'elles sont dans leur réalité non comme concept abstrait
mais comme idée absolument concrète. Si la vie est idée c'est
à la manière d'un archétype indifférent aux individus qui en
sont la reproduction monotone.
Michel Henry, Généalogie de la psychanalyse, chapitre V, la
vie retrouvée: le monde comme volonté. (page 159).
Le voile de l'apparence se déchire dans le mouvement de l'expérience
esthétique.
Autant dire qu'en saisissant l'idée, l'artiste saisit l'essence
de la vie comme douleur, (ennui => désir => volonté:
souffrance) et la transfigure en un spectacle représenté,
source de consolation provisoire, qui offre la chose telle
qu'elle est au désintéressement d'un sujet qui, parce qu'il ne
veut plus, s'est haussé à l'impersonnel, au-delà du voile des
intérêts.
Dans une sorte de retour à Platon et à Kant, Schopenhauer
retrouve du premier la nécessité de mourir aux reflets et aux
ombres, de se tourner vers le modèle: au second il emprunte la
spécificité du jugement esthétique de l'amateur qui affirme
"C'est beau", au delà des intérêts du savoir, de la
morale et des appétits.
=> Si plaisir désigne une satisfaction d'un être
raisonnable sensiblement affecté, (déchiré entre la
conscience sensible et la pensée , dans la connaissance, la
morale..., entre la nature et la liberté ), alors cette
miraculeuse satisfaction née du libre jeu de l'entendement et
de la sensibilité dans le beau, et de la Raison et de la
sensibilité dans le sublime, cette satisfaction est l'origine,
le fondement , la fin de l'art. Comment?
=
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