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Rappelons
que nous vous proposons des pistes: vous avez à
choisir, à reprendre tel ou tel aspect, en pensant par vous même,
sous le regard de tous, en vous détournant de l'opinion
particulière pour vous tourner vers une pensée universelle que
vous aurez produite. L'opinion est de l'ordre du contingent, du
devenir, la pensée est de l'ordre du nécessaire, ou du moins
de l'universel qu'elle vise.
Au sens strict ineffable signifie qui ne peut être dit, qui ne
peut être exprimé.
Cela vous renvoie au monde intérieur et à la question fondamentale:
peut-on tout dire?
L'essentiel existe-t-il et , si oui, est-il ineffable?
Cela vous oriente vers le sacré: y a-t-il un sens de l'ineffable dans
le monothéisme qui "interdit toute figuration matérielle de
Dieu?"
==Voir de H. Duméry, Phénoménologie et religion, page 11.
Ce sujet vous oriente donc vers les limites de la représentation.
Pour le problème de l'existence d'une vie intérieure:
Vie intérieure.
Vous pouvez partir de l'affirmation de Husserl: toute conscience
de quelque chose et du commentaire que Sartre en fait: si la
conscience est mouvement, acte de transcendance, échappement
vers ce qui n'est pas elle, alors elle est toujours sur les
grands chemins: si elle se retournait sur elle même elle s'anéantirait.
A partir de là Sartre déclare que nous sommes délivrés de la
vie intérieure parce qu'elle est impossible.
En somme vous avez à discuter ces affirmations de Sartre: la
tentative de Proust a-t-elle un sens? La tentative de Montaigne
de se peindre a -t-elle un sens?
- Vous pouvez
peut-être utiliser Platon: la pensée est un dialogue intérieur,
c'est le même qui sait interroger et qui sait répondre. La vie
intérieure ne serait donc pas une donnée mais une conquête de
l'individu qui a pour horizon le sujet qu'il peut devenir s'il
le veut.
Le je se construit dans le discours narratif, en se racontant,
comme auteur de sa parole et comme celui qui ajuste de mieux en
mieux ses représentations et à l'origine de ses actions: sujet
autonome et libre et donc libre.
=>Pour la recherche des idées:
Représentant et représenté
Vous devez questionner le sujet pour mettre en évidence un
problème dont la solution ouvrira la voie, le sens ,
l'orientation de votre travail.
Par exemple: le représentant peut-il rendre présent le représenté
sans disparaître?
Dans votre sujet et met sur le même plan les deux
termes.
Dans ce cas il est toujours possible de construire un plan
analytique en trois parties:
Dans une première partie vous vous efforcez de distinguer les 2
termes en suivant votre conscience immédiate et en cherchant
une argumentation qui soutienne cette distinction.
Dans une deuxième partie, vous essayez de montrer en quoi la
distinction est impossible: en utilisant votre conscience réfléchie.
La troisième partie marque les rapports entre les deux termes
et trouve la solution du problème.
Vous pouvez utiliser des analyses de la représentation
subjective, de la représentation théâtrale, de la représentation
diplomatique ou politique et pourquoi pas de la linguistique et
singulièrement du signe linguistique (signifiant/signifié).
Quelques pistes:
=> la représentation par un individu d'un autre individu ou
d'un groupe d'individus est-elle possible?
Conséquences pour votre sujet?
=> Puis-je mesurer le coefficient d'une image si je n'ai pas
accès au modèle, au représenté?
=> Peut-on dire que la représentation est non pas la chose
représentée mais la réalité même de la pensée: conséquence
pour votre sujet.
=> Vous pouvez largement utiliser dans Citations: Représentation
et plus particulièrement la citation de Hamelin
Piste de lecture: Le contrat social de Rousseau: voir
l'impossibilité de choisir un représentant
Voir aussi: Peut-on
tout dire? |