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Aides à la dissertation sous forme d'esquisses 

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Colles et Dissertations par J. Llapasset

  • Selon Heidegger, "Le saut de l'animal qui vit, à l'homme qui dit, est aussi grand, sinon encore plus grand que celui de la pierre sans vie à l'être vivant." 

    ( cité par Elisabeth de Fontenay dans le Silence des bêtes)

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Ce texte s'attaque à une opinion: le saut entre la matière et la vie serait immense au point de dépasser tous les autres sauts. Pour Heidegger, le saut entre ce qui vit et ce qui dit, affirme, est au moins aussi grand, sinon plus grand.

Votre texte compare donc deux sauts: saut désigne ici la mutation ou changement brusque tel qu'il semble impossible de réduire un élément à l'autre tant la distance de l'un à l'autre est grande. La conscience immédiate évoque la distance matière / vie.

Le premier saut: premier terme de la comparaison est entre la vie, la conscience de la vie immédiate orientée nécessairement vers la nourriture et la reproduction d'une part, et, d'autre part, le dire c'est à dire l'affirmation devant les autres de la vérité de ce qui est affirmé, une affirmation redoublée pour ainsi dire.

=> Rousseau: "Le premier qui .... s'avisa de dire: "ceci est à moi"." (Deuxième discours).

Celui qui dit pense et affirme le fruit de sa pensée, l'invention dont il est à l'origine.
Vous saisissez l'immensité du saut entre la simple conscience de la vie et la pensée qui s'élève à l'infini, à l'absolu, à la vérité qui a sa raison d'être en soi: c'est dire que le saut s'effectue du fini à l'infini = "Sinon plus grand"...
Et vous retrouverez chez les trois auteurs, en particulier chez Condillac l'importance du langage condition nécessaire de la perfectibilité dont est privée la bête.
Gregor, tant qu'il garde la pensée garde ce discours intérieur, cette balance intérieure qui est langage, dire de soi à soi.

 

Le deuxième saut: semble aussi important à l'époque de Heidegger, entre la matière et la vie.
Certes il est important mais ne saurait être plus important que le premier car il se meut du fini au fini, dans la mesure où la vie paraît réductible à un système. Voyez la conférence de Brack: Et la matière devint vivante

  => Reprendre Descartes ... Si les bêtes pensaient elles nous parleraient.

Le silence des bêtes n'est pas bruissant de paroles : il ne dit rien contrairement au silence de l'homme .

Dites moi si cela vous aide à comprendre votre sujet.

=>Vers  L'animal et l'homme

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