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Rappelons
que nous vous proposons des pistes: vous avez à
choisir, à reprendre tel ou tel aspect, en pensant par vous même,
sous le regard de tous, en vous détournant de l'opinion
particulière pour vous tourner vers une pensée universelle que
vous aurez produite. L'opinion est de l'ordre du contingent, du
devenir, la pensée est de l'ordre du nécessaire, ou du moins
de l'universel qu'elle vise.
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en réponse à votre message Politique
et Affects
Commencer
par lire: La
démocratie affective
Vous
pourriez éloigner les concepts, les rapprocher et vous efforcer
de marquer leur rapport, pour le plan.
Rousseau veut
renforcer la force des lois: la raison ne suffit pas. Les lois,
réduites à elles mêmes manquent de force. Il faut pour cela
étendre la générosité restreinte et utiliser la croyance,
pour que chacun, en cherchant sa satisfaction défende aussi
l'enceinte sacrée des lois. Qu'est-ce que cela implique?
Étonnez-vous
devant ce sujet!
On attend plutôt raison et politique, ou percept et politique,
ou concept et politique.
Efforcez-vous
de cerner le terme affect: ce qui s'éprouve soi-même, ce qui
est de l'ordre du sentiment qui trouble toujours la représentation
et qui jette un brouillard, qui amène à confondre l'image et
l'idée, la forme sensible d'un objet et sa forme
intellectuelle. On est dans l'immédiat, le spontané et très
loin du réfléchi éclairé par la raison. On a toujours déjà
choisi, élu, voté... Comme dans un coup de foudre.
Cela vous
permet d'éloigner les deux concepts.
Reste à les
rapprocher: cela ne signifie pas que la politique n'ait pas
besoin de l'affect: elle ne peut s'en passer car la raison
manque de cette certitude nécessaire à l'action, et au choix.
En effet
l'affect et par essence affectif, ce qui lui donne une double
polarité, vers l'agréable et le désagréable, le plaisir et
le déplaisir: une attente riche d'appétit (recherche de l'agréable
promis par une image, ou fuite du désagréable ... C'est dire
l'énergie que donne l'affect qui n'est autre que celle des
passions, de ce qui fait la force redoutable de la croyance de
ceux qui se croient en dieu, "en
théos", enthousiastes.
Ainsi la politique qui cherche non seulement les suffrages mais
aussi l'action continue, ne saurait se passer de la
croyance.
C'est que
l'homme est un être raisonnable sensiblement affecté. Ainsi
Rousseau est bien le type de l'être raisonnable sensiblement
affecté qui ne renonce ni aux sentiments ni à la raison.
Voir la page la
laïcité un modèle à construire
La politique
qui dans l'idéalité nie l'affect au nom de la raison, dans la
réalité ne peut se passer de l'affect au point que ceux qui
briguent les suffrages présentent toujours une image: c'est que
le peuple est un concept, que le sujet citoyen, obéissant à la
raison n'est que l'horizon d'un individu dont l'énergie
vient de cette nuit de ce qui s'éprouve soi-même...
Lire les pages
à partir de "étendre
la générosité restreinte"
Reste à
marquer le ou les rapports entre affects et politique.
=> Lire Le
pouvoir de l'image |