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- MÉDECINE - par Joseph Llapasset

(Sciences Humaines et Sociales - S H S)

La psychologie médicale 

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Le malade et sa guérison ! (page 1/3)

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 Le malade et sa guérison ! Évolution historique du concept de maladie

 

Définition de la maladie: anatomo-clinique (= autopsie des corps et observation au chevet du malade)

Jusqu'au début du XX è siècle, la maladie c'est le résultat d'un ajustement (empirique et donc hypothétique) de ce qui est observable au chevet du malade (= clinique) et de lésions anatomiques observables à l'autopsie ou à l'auscultation du coeur et des poumons; à la mesure de réflexes, de la tension ... , Au  XX è siècle cet ajustement gagne en perfection grâce à l'endoscopie (= examen de l'intérieur des organes et des cavités grâce aux fibres optiques et à l'éclairage) et à l'imagerie médicale obtenue grâce aux rayons X, aux résonances magnétiques ...

La définition anatomo-clinique s'enrichit d'une définition biochimique des troubles fonctionnels: le diagnostic est éclairé par des analyses de plus en plus fines:
- Troubles du métabolisme, analyse des urines et du sang.
- Les analyses atteignent le niveau cellulaire: dosages enzymatiques ...
- L'activité du cerveau et du coeur permet l'enregistrement de tracés qui sont fonction de cette activité: cela permet de déceler des anomalies par rapport à un échantillon.
- Les biopsies permettent des prélèvements et donc l'analyse des tissus (histologie).

On voit que la simple observation est remplacée de plus en plus par des observations réelles mesurables et que l'aspect hypothétique de la maladie, souvent fruit d'un diagnostic aventuré, tend à disparaître grâce à des observations réelles mesurables: on est passé de l'opinion qui erre souvent devant le visible à l'expérimentation qui relève de la théorie et de la réalité. Cela a d'énormes conséquences sur ce qu'on appelle le malade et c'est alors paradoxalement sa guérison qui comme un horizon risque de se reculer sans cesse.
Nous partirons d'une opinion répandue de nos jours: on rentre bien portant chez un médecin, on en sort malade si bien bien que moins on voit de médecin, moins on est malade.

Joseph Llapasset ©

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