° Rubrique: http://www.philagora.net/medecine/

- MÉDECINE - par Joseph Llapasset

(Sciences Humaines et Sociales - S H S)

Normativité médicale, normativité sociale 
http://www.philagora.net/medecine/normativite.php 

Pédagogie par objectifs: 
Objectif: 

utiliser un instrument de mesure (test de six questions) pour repérer ce qui n'a pas été assimilé et effectuer  un feedback (réactions sur le forum pour l'obtenir)


Site Philagora, tous droits réservés ©

__________________

1- C'est la norme qui assure la médiation, la norme comme définition partagée d'un comportement désirable, fonction d'une Valeur: la norme permet d'approuver ou de désapprouver une action.

2- C'est la Loi qui assure la médiation entre l'universalité de la raison et la pratique.

3- Valeurs auxquelles se réfère la pratique médicale
La Vie (respect de la vie)
La Justice (respect des droits du patient et de ceux de l'entourage)
La Vérité (droit à l'information, secret médical ...)

4- La régulation de la pratique médicale s'exerce selon deux axes:
celui de la loi morale et (ou) celui des Valeurs.

Axe déontologique: ensemble des règles et des devoirs professionnels: prescription par des lois qui commandent universellement, indépendamment des circonstances et des lieux: serment, liberté comme obéissance à la loi qu'on s'est prescrite.
Par exemple serment d'Hippocrate que le plus simple des simples peut prononcer et comprendre : exigence absolue, point de vue universel dans l'espace et dans le temps: commande catégoriquement. Le devoir comme impératif catégorique indépendant de toute fin particulière=> usage maîtrisé du médicament dans le respect du patient (le médicament peut être aussi un poison). => Respect du corps du patient et des corps de l'entourage => Secret médical préservé => Respect de la vie et de sa propagation. En fait, le médecin qui prononce le serment s'engage surtout à ne pas accomplir certaines actions. S'il y a des difficultés, il faudra qu'il se débrouille avec sa conscience. La déontologie le laisse seul. La morale intéresse l'individu.

D'où la nécessité d'un autre axe, celui de la téléologie qui en appelle à l l'éthique.

Axe téléologique: du point de vue de la fin et des moyens en fonction des circonstances de l'époque et des difficultés de l'époque avec pour exigence: tenir compte du contexte pour y inscrire la Valeur. Poursuite des fins considérées par la société de l'époque comme dignes d'estimes.
Nécessité des institutions pour encadrer la pratique médicale.

5- Le fondement et les limites de chacun de ces axes.
Du point de vue déontologique: c'est la morale, le devoir prescrit par la raison pratique comme absolu, universel, sans rapport avec une fin autre que lui, irréductible à un contexte particulier.

Limites de la déontologie: aveugle au contexte mouvant, à la subjectivité mouvante des individus laissés seuls devant les problèmes. Formalisme souvent mal ajusté à la complexité de la réalité du devenir historique.
Axe téléologique: éthique bien ajustée à un concept, ce qui lui permet de répondre à des besoins exprimés par les acteurs,  d'ajuster des normes et des règles à des Valeurs en fonction de la réalité vécue et de ses difficultés parfois inextricables,au moyen des actions de la pratique médicale. Le praticien n'est plus seul mais avec sa communauté médicale, encadré par des institutions qui le contraignent mais aussi le protègent en lui faisant partager une responsabilité morale qui sans les institutions serait écrasante.

Limites de la téléologie, de l'éthique: c'est la morale qui a le dernier mot. En effet l'éthique sous peine de devenir une simple logique de l'action et de perdre son essence de saurait oublier son lien essentiel avec la morale et se laisser entraîner, au nom de la relativité du contexte, à la justification de ce qui n'est pas justifiable: n'est pas justifiable ce qui exclut le respect de la personne et qui, en tournant le dos à l'universel tourne du même coup le dos à l'humanité: il s'agit dans tous les cas de ne jamais traiter la personne humaine comme un simple moyen de s'enrichir, de jouir, d'expérimenter ...mais de la respecter, c'est à dire la reconnaître comme fin en soi.

Cela signifie que les deux axes (déontologie et téléologie /éthique) ne sauraient être dissociés: l'un sans l'autre ils ne sont plus que des formes vides et une rationalité déraisonnable.

6- Réduire l'éthique à une simple logique de l'action c'est bien entendu lui enlever sa caractéristique essentielle et en faire un mécanisme déterministe rationnel, aveugle à tout ce qu'il y a d'humain.


RETOUR http://www.philagora.net/medecine/normativite.php

° Rubrique: http://www.philagora.net/medecine/

 

2010 ©Philagora tous droits réservés Publicité Recherche d'emploi
Contact Francophonie Revue Pôle Internationnal
Pourquoi ce site? A la découverte des langues régionales J'aime l'art
Hébergement matériel: Serveur Express