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L'étude de texte - 

Un auteur, un texte  par J. Llapasset 

KANT

  • Le mobile en soi et suffisant (La Religion dans les limites de la simple raison. Première dissertation- De l'inhérence du mauvais principe à côté du bon, ou du mal radical dans la nature humaine. pages 69 à 71)

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Plan possible de votre devoir, articulation, conclusion

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"La restauration en nous de la disposition primitive au bien n'est donc pas l'acquisition d'un mobile pour le bien, mobile perdu par nous, car ce mobile, qui consiste dans le respect de la loi morale, nous n'avons jamais pu le perdre, et, si c'eût été possible, nous ne pourrions jamais plus de nouveau l'acquérir. Il ne s'agit donc que de restaurer la pureté du mobile en tant que fondement dernier de toutes nos maximes, et, par là même, il doit être accueilli dans le libre arbitre non uni seulement à d'autres mobiles ou peut-être même subordonné à eux (c'est à dire aux inclinations) comme conditions, mais en toute sa pureté, en qualité de mobile, en soi et suffisant, de détermination de ce libre arbitre.
Kant. (La religion dans les limites de la simple raison. Première dissertation - De l'inhérence du mauvais principe à côté du bon, ou du mal radical dans la nature humaine. pages 69 à 71)

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Pour le plan de votre devoir...

Première partie.
En suivant le plan du texte, faire apparaître le sens par la détermination précise des concepts (voir page précédente).

Deuxième partie.
Montrer l'intérêt du texte. En attachant le devoir à des intérêts sensibles, à des conditions, on le fait disparaître: le devoir est une fin en soi et on le transforme en simple moyen, par exemple de se faire admirer. Grâce à la pensée de Kant, il est impossible d'opérer cette réduction du devoir à un simple moyen. L'impératif hypothétique trouve ses mobiles dans la sensibilité et dans les passions. Kant nous élève au devoir et nous montre que la restauration peut se faire en un instant, que cela dépend d'un choix qui est toujours possible pour un être raisonnable sensiblement affecté qui peut renoncer à ce libre arbitre moral mais qui ne peut jamais le perdre, car il porte en lui l'infinie majesté de la loi morale.

Troisième partie. Il est possible de poser les questions à l'auteur et d'imaginer ce qu'il répondrait.
Par exemple:
Où et quand s'est effectué le choix du mal? Par qui a-t-il était effectué?
Si c'est un ancêtre, comment pourrait-il être héréditaire? Si c'est un choix effectué par l'âme, avant la naissance, comment l'âme, avant la naissance a-t-elle pu donner la prééminence aux passions sur la raison, alors qu'elle n'avait pas encore de nature sensible?

  Pour une conclusion de votre devoir...

- Bilan: ce que le texte apporte à la question: quelle est l'origine du devoir?
La personnalité n'est rien d'autre que l'autonomie du sujet moral. La volonté détermine selon sa propre loi et en conformité à une loi morale universelle. Elle réalise pleinement sa fonction qui est de choisir ce qui est reconnu bon par la raison, ce choix n'étant que l'exercice du libre arbitre.
- Élargissement: la bonne volonté ne tire sa bonté que d'elle même: c'est une figure de l'absolu, ce qui n'est pas relatif: la volonté est déterminée par des principes et non par des inclinations sensibles.

  • KANT Le mobile en soi et suffisant (La Religion dans les limites de la simple raison. Première dissertation- De l'inhérence du mauvais principe à côté du bon, ou du mal radical dans la nature humaine. pages 69 à 71)

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