Vers    Philagora Decouvertes

Philagora gastronomie

"Chat" en musique

Philagora Forum

-Philagora ressources  http://www.philagora.net

| RECHERCHER  dans Philagora Nouveautés |

° Philagora Centre culturel

° PHILOSOPHIE 
Philo premiere
Philo reperes Bac
Philo-Bac-notions
Philo Cours
Philo express  
Citations
Philo Prepas 
Philo Fac  
Prepagreg    
Philo dans le grenier
Aide aux dissertations

Etudes de texte par auteur
Methodo 
Philo Capes
| Dissertations prepas
Psychanalyse
Medecine  
Personnalisme
Epistemologie
Droit et Justice

° LES FORUMS de Philagora
Aides dissertations de philosophie  terminales
Forum niveau classes Prepas
Forum de discussion
Forum pour vos Annonces
Forum Médecine
 

° philo corrige | Philo corrige 2 | Philo corrige 3

° Travaux Personnels Encadrés et Forum TPE

° FRANCAIS poésie, théâtre, prose Bac français, parcours initiatiques

° MARE NOSTRUM

° J'aime lire des aperçus

° Contes pour enfants

° J'aime L'art Expositions Musées Artistes

° Revue Pôle International

° Francophonie

° A la découverte des langues régionales: Occitan Gascon Catalan

° Pourquoi ce site?  

° Philagora tous droits réservés

° info@philagora.net 

° Publicité sur Philagora

 Rubrique Épistémologie

Rubrique épistémologie

Épistémologie: les conditions, la valeur, les limites de la connaissance humaine

François Dagognet

Réflexions épistémologiques sur la vie et le vivant

PLAN et  pages : 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 10 - 11 1213 14 15 16 17 - 18 - 19 
 
Bibliographie )

Site Philagora, tous droits réservés

_____________________________________

  Dialectique biomorphologique (suite)

Les données tirées de la micro-analyse, de l'histologie, de la biologie cellulaire, permettent de réfuter ces objections, voire de les retourner contre elles-mêmes. La vie ne consiste pas à déborder ou à ignorer ou à transcender la matérialité, mais davantage à l'exhausser et à lui conférer, du même coup, des potentialités. Raison de plus pour toujours devoir accorder les deux, l'organicité et la physico-chimie, ou encore le dynamique et le morphologique. Si Claude Bernard, le savant, travaillait à les relier, le théoricien-philosophe plaidait en faveur du divorce et l'approfondissait. Mais le savoir de ce théoricien ne peut pas servir à imposer ou valider une théorie de la science biologique, en porte à faux par rapport au premier. Enfin le troisième argument, " regardez le foie et vous n'y trouverez pas la fonction que j'y ai moi-même découverte ", nous semble lui-même assez spécieux. Claude Bernard a, en effet, dévoilé ce rôle, celui d'assurer et d'assumer la régulation glycémique (constante du taux du sucre dans le sang). L'anatomiste, à lui seul, ne le pouvait pas ; faut-il alors le mettre en échec ? En réalité, ce savoir relève pleinement de l'histologie et de la biochimie cellulaire : on ne peut pas l'extraire de 1' inspection d'un organe (macroscopie). Si le biologiste avait pu colorer au moins les constituants du tissu hépatique, ses réserves, voire les organites situés dans le cytoplasme des cellules, il aurait déjà aperçu les stocks de glycogène (dit l'amidon animal), mais on ne saurait reprocher à une observation globale de ne pas livrer ce qu'indiquera seulement une observation plus fine et instrumentée.

Comment aussi savoir ce qu'une glande ou un tissu élabore, à travers quelles opérations ? Tant qu'on ne dispose pas de réactifs appropriés et d'instruments de séparation ou de moyens de fixer les étapes transitionnelles, on l'ignore en effet, on reste momentanément dans l'incertitude au sujet de la surrénale, de la thyroïde, de la rate, pour reprendre les remarques de Claude Bernard; mais, au lieu de plaider en faveur de l'échec de la bioanalyse matérielle, instituons au plus vite les méthodes de détection et de décomposition substratique. En conséquence, nous préférons les recommandations d' Auguste Comte, que blâme Claude Bernard: "Etant donné l'organe ou la modification organique, trouver la fonction ou l'acte et inversement" (10). Le philosophe ajoute judicieusement: "Ma définition de la science biologique s' écarte beaucoup, il est vrai, des habitudes actuelles, en ce qu'elle a peu d'égards à la distinction vulgaire entre l'ana et la physiologie, qui s' y trouvent intimement combinées" (11).

Les penseurs penchent trop souvent pour la dissociation : l'un des défenseurs les plus insistants de la vitalité, Henri Bergson, par exemple, n'a pas cessé d'opposer la fonction indécomposable, tel le geste, à la multitude des moyens mis en oeuvre qu'on peut toujours encore morceler. Comment, par exemple, "le voir", si rapide et si réussi, pourrait-il dépendre d'une machinerie de pièces nombreuses et qu'un rien pourrait dérégler 2 Qui les
aurait alors ajustées les unes aux autres. L'intelligence destructrice a probablement fabriqué de faux problèmes et elle ne pourra pas recoudre ce qu'elle a artificiellement déchiré. On ne peut pas loger entièrement ni vraiment l'acte dans le multiple d'un support éclaté. Henri Bergson souligne inlassablement le contraste " entre la complication à l'infini de l'organe et la simplicité extrême de la fonction" à tel point que celle-ci ne peut pas s'expliquer par celui-là. On recommence, sur d'autres bases, à prôner le dualisme.

PLAN pages: 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 10 - 11 1213 14 15 16 17 - 18 - 19 

Visitez les forums de Philagora 
soutien gratuit

---

(10) Auguste Comte, Cours de philosophie positive, Paris, Schleicher, 1908, tome III, p. 159. (11) Ibid., p. 160.
(11) Ibid, page 160.

Rubrique Épistémologie

-


---

-

Infogerance hebergement serveurs haut debit