Vers    Philagora Decouvertes

Philagora gastronomie

"Chat" en musique

Philagora Forum

-Philagora ressources  http://www.philagora.net

| RECHERCHER  dans Philagora Nouveautés |

° Philagora Centre culturel

° PHILOSOPHIE 
Philo premiere
Philo reperes Bac
Philo-Bac-notions
Philo Cours
Philo express  
Citations
Philo Prepas 
Philo Fac  
Prepagreg    
Philo dans le grenier
Aide aux dissertations

Etudes de texte par auteur
Methodo 
Philo Capes
| Dissertations prepas
Psychanalyse
Medecine  
Personnalisme
Epistemologie
Droit et Justice

° LES FORUMS de Philagora
Aides dissertations de philosophie  terminales
Forum niveau classes Prepas
Forum de discussion
Forum pour vos Annonces
Forum Médecine
 

° philo corrige | Philo corrige 2 | Philo corrige 3

° Travaux Personnels Encadrés et Forum TPE

° FRANCAIS poésie, théâtre, prose Bac français, parcours initiatiques

° MARE NOSTRUM

° J'aime lire des aperçus

° Contes pour enfants

° J'aime L'art Expositions Musées Artistes

° Revue Pôle International

° Francophonie

° A la découverte des langues régionales: Occitan Gascon Catalan

° Pourquoi ce site?  

° Philagora tous droits réservés

° info@philagora.net 

° Publicité sur Philagora

° Rubrique Droit et Justice 

DROIT et JUSTICE par Jean Jacques SARFATI 

   jean-jacques.sarfati@wanadoo.fr

La critique de John Rawls par Robert Nozick  dans «Anarchie, État et utopie»

Pages: 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - Notes

Philagora tous droits réservés

__________________

B) - Critique de la démarche procédurale adoptée par John Rawls (suite)

        a ) En second lieu s'inscrivant ici d'ailleurs fortement dans la tradition anglo-saxonne plus pragmatique et méfiante à l'égard de ces philosophies idéalistes jugées trop arbitraires - Nozick fait un second reproche à la démarche procédurale et abstraite choisie par Rawls.

Cette critique concerne cette fois les conclusions que ce dernier tire à partir de la situation originelle qu'il imagine. Nous savons en effet que pour Rawls, la société juste est nécessairement celle qui prend en compte le sort du groupe le plus défavorisé.

A ce sujet, Nozick formule deux objections :

- D'une part, Nozick se demande ce qui autorise Rawls à conclure que dans la situation de voile d'ignorance, les individus seraient plus facilement enclins à choisir des principes qui favoriseraient des groupes défavorisés plutôt que des individus. Pourquoi, se demande Nozick, les individus en situation imaginée par Rawls chercheraient-ils une amélioration de la position du plus déshérité?

-D'autre part et presque inversement, Nozick se demande également pourquoi les plus déshérités de la société choisiraient une société inégale plutôt qu'une société égale(12). Selon lui si des personnes devaient décider contractuellement de se partager un « gâteau social », elles choisiraient plutôt un partage égalitaire.

De ce fait, et presque ironiquement Nozick s'interroge sur l'attitude de Rawls qui en vient ainsi dans son travail à consacrer une « grande partie de son attention à expliquer les raisons pour lesquelles ceux qui sont les moins dotés ne devraient pas se plaindre de moins recevoir »(13).

 Puis il fournit un exemple pour justifier son opposition aux conclusions inégalitaires rawlsiennes. Il nous demande d'imaginer un groupe d'étudiants à qui l'on dissimule les notes d'examen et à qui l'on propose de se noter à partir du total de toutes les notes effectivement attribuées et qui lui serait communiqué. Par exemple il y a 30 étudiants, il est précisé à l'ensemble que le total des notes obtenues est 400 et il leur est demandé de s'attribuer une note sur 20 à chacun d'eux.

Dans cette situation, selon Nozick, il n'y aurait aucune chance pour que ces étudiants admettent que quelques uns soient mieux notés que d'autres sous le seul prétexte que cette inégalité profiterait à l'ensemble. La seule solution plausible qu'ils imagineraient serait l'attribution d'une note égale pour tous. Celle-ci serait simplement obtenue en divisant le total des notes communiqué par le nombre d'étudiants présents.(14) Dans l'exemple qui a été choisi plus haut tous les étudiants - ou en tous les cas la majorité d'entre eux - se mettraient facilement d'accord pour attribuer une note de 13.33 à chacun.

Ce second groupe de critiques n'est pas moins troublant que le premier. Cependant et concernant le premier reproche, nous pourrions néanmoins et également objecter qu'une réponse peut se trouver dans la thèse rawlsienne.
Nous savons en effet que celui-ci a inscrit son travail dans la lignée de la philosophie kantienne.
Rawls ne paraît donc pas se vouloir réaliste ou empirique. Il semble même que selon lui - et à la manière de Kant - seule une séparation d'avec la matière est nécessaire pour trouver les principes de cette justice « pure » à laquelle nous aspirons (15).

Il prétend ainsi - par extension de la philosophie kantienne - trouver non plus exclusivement en lui, mais au coeur de cette collectivité d'hommes rationnels et désintéressés (qu'il imagine voilés d'ignorance, ce voile n'étant alors que la marque du désintéressement le plus vrai), les principes de base « purs » de cette justice qu'il veut tenter de mettre en évidence, voire de dévoiler.

Vers:  Une justice ...  en vue de la cohésion sociale.

 

Visitez les forums de Philagora 
soutien gratuit

---

(Notes en lien ouverture nouvelle fenêtre)

Copyright Jean Jacques SARFATI jean-jacques.sarfati@wanadoo.fr professeur de philosophie en région parisienne, juriste et ancien avocat à la cour d'Appel de Paris

° Rubrique Droit et Justice 

-


---

-

Infogerance hebergement serveurs haut debit