Vers    Philagora Decouvertes

Philagora gastronomie

"Chat" en musique

Philagora Forum

-Philagora ressources  http://www.philagora.net

| RECHERCHER  dans Philagora Nouveautés |

° Philagora Centre culturel

° PHILOSOPHIE 
Philo premiere
Philo reperes Bac
Philo-Bac-notions
Philo Cours
Philo express  
Citations
Philo Prepas 
Philo Fac  
Prepagreg    
Philo dans le grenier
Aide aux dissertations

Etudes de texte par auteur
Methodo 
Philo Capes
| Dissertations prepas
Psychanalyse
Medecine  
Personnalisme
Epistemologie
Droit et Justice

° LES FORUMS de Philagora
Aides dissertations de philosophie  terminales
Forum niveau classes Prepas
Forum de discussion
Forum pour vos Annonces
Forum Médecine
 

° philo corrige | Philo corrige 2 | Philo corrige 3

° Travaux Personnels Encadrés et Forum TPE

° FRANCAIS poésie, théâtre, prose Bac français, parcours initiatiques

° MARE NOSTRUM

° J'aime lire des aperçus

° Contes pour enfants

° J'aime L'art Expositions Musées Artistes

° Revue Pôle International

° Francophonie

° A la découverte des langues régionales: Occitan Gascon Catalan

° Pourquoi ce site?  

° Philagora tous droits réservés

° info@philagora.net 

° Publicité sur Philagora

° Rubrique Droit et Justice 

DROIT et JUSTICE par Jean Jacques SARFATI 

   jean-jacques.sarfati@wanadoo.fr

LA NAISSANCE DE LA TYRANNIE CHEZ PLATON

 

Philagora tous droits réservés

_________________

 

J'aimerais ici rappeler comme la "tyrannie "apparaît pour Platon dans la République. 

Ce dernier attribue la « naissance » du despotisme à une transformation dans l’esprit même de l’homme démocratique - ivre de désirs et d’égalitarisme- qui finit par confier le pouvoir à des individus qui en viendront à le gouverner et le rendre esclaves .En effet, née en vue de l’égalité, la démocratie transforme rapidement ce projet en une « ivresse » égalitariste. Elle favorise l’émergence d’un homme démocratique, « bigarré » et qui ne sait plus « hiérarchiser » ses désirs. Elle installe une société qui égalise toutes les valeurs en ignorant les êtres d’exception et de valeur. Celle-ci crée alors, à son insu, un véritable esclavage : celui du désir. Et dès lors, indique Platon « l‘excès de liberté doit aboutir à un excès de servitude et dans l‘individu et dans l‘Etat » . (1) 

Ce désir incontrôlé finit par faire peur aux riches qui craignent un nouvelle révolution. Ils prennent la parole devant le peuple et décident d’employer «tous les moyens qui seront en leur pouvoir » afin de gouverner celui-ci et le dominer en l‘abusant, en lui faisant progressivement perdre tout sens critique. Dès lors, affaibli intellectuellement - ou par d’autres biais- incapable de bon jugement « le peuple finira par prendre l’habitude de mettre à sa tête un homme dont il nourrit et accroît la puissance» (2). 

Cet oligarque finira par s’enivrer peu à peu de son pouvoir. Dans les premiers jours de son pouvoir, il flattera les pauvres et les riches. Mais très rapidement, tel un loup, il ne saura «  s’abstenir du sang des hommes de sa tribu…Les accusant injustement et les traitant devant les tribunaux…Il fomentera alors une sédition contre les riches » (3) pour réduire leurs pouvoirs. Ceux-ci, finalement alertés, chercheront à comploter afin de le faire disparaître. Mais ce dernier décidera de s’entourer d’une garde rapprochée puis s’octroyer le pouvoir absolu et se protéger. 

En fait, le tyran, nous rappelle Platon : « dans les premiers jours, sourira et fera bon accueil à tous ceux qu’il rencontrera, déclarera qu’il n’est pas un tyran, promettra beaucoup et en particulier en public, remettra des dettes, partagera des terres au peuple et à ses favoris, affectera d’être doux et affable envers tous…Mais ensuite il suscitera des guerres pour que le peuple ait besoin de guerres…et pour que les citoyens appauvris par les impôts soient obligés de songer à leurs besoins quotidiens et conspirent moins contre lui….ou pour que certains, qui ont l’esprit trop libre pour lui permettre de commander, puisse se faire tuer en étant livré aux coups de l’ennemi ». (4). 

Il se comportera alors comme le mauvais médecin car alors que le bon fait « disparaître ce qu’il y a de mauvais en laissant ce qu’il y a de bon : lui fera le contraire ». (5) . Il videra peu à peu la cité de ses meilleurs éléments, pour mettre au contraire en évidence ceux qui sont de piètre qualité morale et intellectuelle.

 

(1) République (564a).

(2) République (565d).

(3) République (565d)

(4) République (566d-567c).

(5) République 567 c.

 

Visitez les forums de Philagora 
soutien gratuit

---

 

 ° Rubrique Droit et Justice 

-


-