Vers    Philagora Decouvertes

Philagora gastronomie

"Chat" en musique

Philagora Forum

-Philagora ressources  http://www.philagora.net

| RECHERCHER  dans Philagora Nouveautés |

° Philagora Centre culturel

° PHILOSOPHIE 
Philo premiere
Philo reperes Bac
Philo-Bac-notions
Philo Cours
Philo express  
Citations
Philo Prepas 
Philo Fac  
Prepagreg    
Philo dans le grenier
Aide aux dissertations

Etudes de texte par auteur
Methodo 
Philo Capes
| Dissertations prepas
Psychanalyse
Medecine  
Personnalisme
Epistemologie
Droit et Justice

° LES FORUMS de Philagora
Aides dissertations de philosophie  terminales
Forum niveau classes Prepas
Forum de discussion
Forum pour vos Annonces
Forum Médecine
 

° philo corrige | Philo corrige 2 | Philo corrige 3

° Travaux Personnels Encadrés et Forum TPE

° FRANCAIS poésie, théâtre, prose Bac français, parcours initiatiques

° MARE NOSTRUM

° J'aime lire des aperçus

° Contes pour enfants

° J'aime L'art Expositions Musées Artistes

° Revue Pôle International

° Francophonie

° A la découverte des langues régionales: Occitan Gascon Catalan

° Pourquoi ce site?  

° Philagora tous droits réservés

° info@philagora.net 

° Publicité sur Philagora

° Rubrique Aide aux dissertations de philosophie par J. Llapasset

Paix justice et force

Esquisse niveau prépas: http://www.philagora.net/ph-prepa/dissert-prepas/ 

  Site Philagora, tous droits réservés

_______________________________________________________

Origine probable de votre sujet: ..."Ne pouvant fortifier la justice, on a justifié la force, afin que le juste et le fort fussent ensemble, et que la paix fût, qui est le souverain bien." Pascal, Pensées, 470

Difficultés: que pouvez-vous "faire" de ces trois termes? Comment faire jaillir une problématique, un ordre à suivre qui orienterait vers un problème? Vous avez à découvrir / inventer un chemin de pensée là où aucune méthode ne peut vous tirer d'affaire. Comment ajuster au sujet cet "habit sur mesures" que sera le mouvement de vote dissertation? Par un tableau de définitions et la recherche des relations possibles entre ces trois termes, le point de vue formel (académique ou rhétorique) n'offusquant jamais la recherche de la vérité du contenu, la règle de composition propre au concept ne faisant jamais oublier la considération de l'existence sans laquelle la pensée risque toujours d'être creuse: dans le tableau de définitions scrutez d'abord le terme "et" qui relie et qui évite une pure juxtaposition des trois termes.

ET

Conjonction de coordination qui lie des mots de même nature ou de même fonction: coordination laisse lire ordinatio qui signifie "ordre" , selon l'addition ou un rapprochement entre justice et force , ce qui vous étonnera aussi longtemps que vous confondrez force et violence. En juxtaposant  il invite donc à distinguer, à rapprocher, à opposer selon un mouvement essentiel de la pensée.

PAIX

Distinguez paix véritable, idée à quoi rien de sensible ne correspond et paix réelle, précaire: selon l'essence ou l'existence. Paix perpétuelle, et paix éternelle en utilisant nos aides.  

JUSTICE

C'est, du point de vue du concept, de ce qui est écrit, la conformité au droit positif: la justice des hommes est aussi bien le pouvoir de faire régner le droit et l'exercice de ce pouvoir.
Du point de vue de l'Idée, la justice est un idéal, une valeur, un horizon comme respect de la personne, en tant que sujet moral et sujet de droits.
Selon le concept on trouve comme qualité essentielle de la justice le pouvoir d'exercer et donc la force au service du droit: une force calculée, maîtrisée, limitée au service de la raison, pour tous et par tous; au contraire de la violence, irrationnelle, emportée, sans limite que la mort d'autrui, au service d'une volonté particulière, exercée par une violence particulière.

FORCE

Concept désignant la puissance d'action physique, mais aussi la contrainte morale, la violence. Contrairement à l'idée qui se pense par un effort de liberté, une force se mesure. Contrairement à l'idée qui régule, la violence ne régule rien, elle brise ou détruit. Si l'idée permet de juger, d'évaluer, de justifier dans une certaine mesure, la force ne justifie rien car la force ne fait pas le droit. Voir: Le loup et l'agneau (lien ouverture nouvelle fenêtre)

A - Pour l'introduction et la problématique: 

  •   Ordre possible de votre introduction: Étonnement => problématique => annonce du plan => enjeu.

- Commencez par vous étonner: paix, justice, d'accord ! Mais que vient faire la force dans tout cela. On sait très bien que du point de la justice, la raison du plus fort n'est jamais la meilleure et que poser la justice c'est du même coup poser l'égalité. Or la répartition des forces est inégales entre le riche et le pauvre, entre le fort et le faible... La force n'est-elle pas le refus de recourir aux lois? C'est Bismarck qui dit que la force fait le droit, mais ce sont les paroles d'un guerrier, d'un homme de guerre et pas d'un artisan de paix.
Cependant, cette exclusion de la force du triangle (justice paix force) n'est-elle pas ruineuse pour la paix et pour la justice? Que serait la paix appuyée sur la faiblesse? Et que serait la justice si rien ne venait faire respecter le droit?

-Que serait une paix sans justice sinon une paix par la force? Que serait une force sans la justice sinon une violence aveugle au service des appétits particuliers?
Je suis donc contraint d'une certaine manière de ne pas exclure la force sous peine de voir la paix et la justice être réduites, chacune, à un idéal de l'imagination Me voilà donc obligé de les penser ensemble: problème: comment penser ensemble ce qui semble s'opposer? D'où l'embarras dans lequel je me trouve et  qui indique que je suis au plus prêt du problème.

Enjeu: importance de la question, de ce qui se joue, se risque dans une pensée libre.

B - Pour la recherche du plan: trois pistes possibles: 

1) Si Je les pense ensemble: Est-ce que je ne vais pas obtenir une paix temporaire, pleine d'arrière pensée, provisoire parce que imposée ...
2) Si j'exclus la force, ne vais-je pas perdre la justice et la paix ...
3) A quelles conditions la force pourra-t-elle dans la réalité, se déployer comme ce qui fait rayonner le droit? Comment concevoir une force au service du droit et donc de la paix? Ne doit-on pas recourir à la solution que donnerait une conversion, une force morale et donc pleinement humaine? Pour cela ne faudrait-il pas que la justice soit justifiée?

C - Pour la recherche des idées - Quelques citations comme autant de pistes de lecture.
"Où manque la force, le droit disparaît; où apparaît la force, le droit commence de rayonner." Barrès, La grande pitié, page 360.
"Le culte de la force a toujours eu des autels, mais il semble qu'à mesure qu'on voit plus de justice et d'humanité, l'autre dieu voit grandir son empire." Amiel, Journal intime 19 Août 1973.
"L'exigence de justice ...a sa racine dans l'affirmation radicale que l'autre vaut en face de moi , que ses besoins valent comme les miens." Ricœur, Philosophie de la volonté, page 120
"Rien de plus impérieux que la faiblesse appuyée de la force." Napoléon Bonaparte.
"La justice sans la force est impuissante; la force sans la justice est tyrannique ..." Pascal, Pensée 470.

D - Pour une conclusion...  Ordre possible de votre conclusion:  Bilan => conséquence théorique ou pratique => élargissement.
- Vers un élargissement. Comment s'assurer que la force ne dégénère pas en violence?
- On trouvera de quoi nourrir et appuyer ces réflexions dans Le Projet de paix perpétuelle (Kant) et Quatrevingt-Treize (Hugo)

=> Vers Paix véritable, paix réelle (*lien ouverture nouvelle fenêtre)

Visitez les forums de Philagora 
soutien gratuit

---

° Rubrique Aide aux dissertations de philosophie

-


---

-

Infogerance hebergement serveurs haut debit