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  • Si les peuples démocratiques sont naturellement portés vers la paix par leurs intérêts, ils sont sans cesse attirés vers la guerre et les révolutions par leurs armées"
    Tocqueville. De la démocratie en Amérique, Robert Laffont, coll. Bouquins, troisième partie, chapitre XII.

     

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== Pour la compréhension du sujet, vers le problème:

La paix est un concept qui déborde la pensée purement politique.
Ce qui signifie que la politique ne suffit pas à définir la paix; par exemple par un traité de paix, de multiples précautions comme si, il s'agissait de faire succéder à un état de guerre naturel un état de paix institué. D'où le problème: la paix est-elle derrière nous, à l'origine et avec nous, ou bien à l'horizon. La politique qui voudrait tourner la page de la guerre pour constituer la paix est insuffisante car la paix la déborde.

Vous pourrez vous étonner devant le terme concept surtout si vous le distinguez bien de l'idée. Dire que la paix est un concept c'est dire qu'elle n'est pas un idéal de la raison mais qu'elle correspond à une existence, un maintenant, un ici qui est donné originairement.

C'est d'ailleurs pour cela que le concept, par son noyau, déborde la pensée qui s'aventure librement.

Pour Levinas le noyau de la paix c'est en effet l'hospitalité, l'accueil originaire du visage de l'autre. Dans ces conditions la paix ne peut être pensée comme purement politique (sans mélange d'autre chose) ou comme purement apolitique d'ailleurs. Il faudrait penser la paix comme supra politique ou même métaphysique.

Qu'est-ce à dire?
L'essence de la paix, son principe déborde le politique en tant que hospitalité première.
Levinas s'enracine dans l'hospitalité kantienne tout en rompant avec la pensée de Kant. Vous verrez (article 3 de la deuxième section du Projet de paix ...) les racines, avec cette différence essentielle que l'auteur du projet s'oriente vers l'avenir avec l'institution d'un droit des étrangers à entrer sur le sol des États, institution qui est un horizon, et un horizon c'est toujours un peu fuyant. En tout cas que cela soit à l'horizon, cela signifie que le conflit est première, que la guerre est première, qu'il faut s'en sortir.
Toute autre est la pensée de Levinas: loin d'être une rupture avec la violence première, la paix est à l'origine: il y a un accueil originaire qui est ouverture au visage de l'autre, hospitalité, noyau de la paix.
Mesurez bien l'enjeu d'une telle pensée: si la paix est première, la guerre n'est plus qu'une manière de continuer la paix... par d'autres moyens comme le remarque Derrida dans Adieu à Emmanuel Levinas, V , Galilée, page 167.
Pour ce qui est de Levinas, vous pouvez lire dans Totalité et infini, les conclusions en particulier le paragraphe 12.
A première vue, le texte de Hugo semble s'opposer à la thèse de Levinas. La guerre semble bien être première ... Mais on peut se demander si du point de vue de la nature et du point de vue de la maternité ... la paix n'est pas à l'origine.

DERRIDA Jacques =
Les devoirs de notre communauté

LEVINAS Emmanuel = Totalité et totalisation

LA PAIX page index http://www.philagora.net/ph-prepa/la-paix/index.php
   

J. Llapasset.

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