1) Les
droits de l'homme:
l'homme a ici le sens d'être
humain accompli, réalisant ses possibilités, personne comme fin
en soi: c'est donc du point de vue universel que l'on
parle des droits de l'homme,
du point de vue abstrait indépendamment de la communauté
particulière dans laquelle il est
inséré. Les droits de l'homme
relèvent de la culture et non des cultures diverses, des sociétés
particulières.
=Peut-on être homme sans
être citoyen?
le problème jaillit du choc entre l'abstraction et la
particularité des sociétés. L'homme
peut-il en appeler (recourir) aux droits
de l'homme indépendamment ou même
contre les exigences de la société dans laquelle il vit.
2) La notion de droits
de l'homme a-t-elle un fondement
philosophique?
Vous pouvez utiliser l'aide suivante: Qui est
mon prochain?
Utiliser tout d'abord dans la page philo-express
1) Selon le sens
du mot n'est-ce pas d'abord celui qui est
près de moi, ceux de ma culture par opposition aux étrangers?
2) Mais n'est-ce pas plutôt mon semblable, celui qui possède la
raison, une personne, une fin en soi que je dois respecter?
3) Le prochain est-il n'importe quel
homme car tout individu est
membre de l'humanité: c'est celui qui a des droits
et envers qui j'ai donc des devoirs?
4) Pourtant le prochain est aussi
lointain car il n'est pas moi, c'est un mystère: il y a toujours
un jardin secret auquel je ne peux accéder.
Vous insisterez particulièrement sur l'apport de Kant (voir la
personne, le devoir et l'impératif catégorique)
Utiliser aussi l'aide ci-dessous qui fonde les droits
de l'homme comme sujet moral et
sujet de droits:
que doit-on respecter? L'être humain, selon Pic
de la Mirandole
(1463-1494) n'est ni une nature, ni un pur esprit mais un
mouvement par lequel il se réalise: la dignité de l'homme
tient à sa liberté. Cette dignité lui donne une valeur qui mérite
le respect.
Les
droits de l'homme évidence ou problème?
évidence: qui se
voit. Ici qui entraîne l'adhésion de l'esprit.
les droits de l'homme: l'homme a ici le sens d'être humain
accompli, réalisant ses possibilités, personne comme fin en soi:
c'est donc du point de vue universel que l'on parle des droits de
l'homme, du point de vue abstrait indépendamment de la communauté
particulière dans laquelle il est inséré. Les droits de l'homme
relèvent de la culture et non des cultures diverses, des sociétés
particulières.
=> Peut-on être
homme sans être citoyen? le problème jaillit du choc entre
l'abstraction et la particularité des sociétés. L'homme peut-il
en appeler (recourir) aux droits de l'homme indépendamment ou même
contre les exigences de la société dans laquelle il vit.
D'où l'accusation: les droits de l'homme joueraient un rôle
mystificateur en nourrissant le discours de ce qui doit être qui
masquerait la pratique quotidienne.
=> Cependant, rôle des droits de l'homme dans la justification
d'une révolution?
=> Ne doit-on pas préférer les droits du citoyen comme législateur
et sujet dans sa société, aux droits de l'homme?
Voir l'aide N°66 Peut-on
être homme sans être citoyen?
Vous remarquerez le "faut-il" qui marque une nécessité.
Et le que (à distinguer de qui). Pour comprendre, comparez les 2
questions:
-Qui faut-il respecter? - Que doit-on respecter?
Laquelle porte sur quelque chose d'abstrait? Qu'est-ce que considérer
abstraitement un ensemble d'élèves tous différents par le
visage, les habits, l'origine sociale, la couleur? En quoi est-il
nécessaire de les considérer abstraitement pour être juste? Que
reste-t-il sinon la personne comme individu conscient de lui même,
maître et responsable de ses actes.
Vous pouvez utiliser dans KANT
l'impératif catégorique.
Dans le cours sur la
personne.
Lecture incontournable: Kant , Fondements de la métaphysique des
moeurs page 179 Delagrave: La seconde formule du devoir, l'impératif
pratique: respecter la personne:
"Agis de telle sorte que tu traites l'humanité aussi bien
dans ta personne que dans la personne de tout autre toujours en même
temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen."
(Autrement dit les personnes méritent seules le respect parce
qu'elles sont des fins en soi, des choses dont l'existence est
une fin en soi même.) Kant dit pour cette raison que ce sont des
fins objectives.