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° Rubrique Philo:
Capes-Agreg
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Fiches
d'aide à la préparation au CAPES -
Rubrique
proposée et animée par François
Palacio
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Épistémologie
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Meyerson.
Causalité et légalité dans Identité
et Réalité
(1908)
(1908)
Fiche 1 -
Fiche
2
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Ch. I- La loi et la
cause
Jamais
aucun savant digne de ce nom n’a douté que la nature ne
soit entièrement soumise, jusque dans ses replis les plus
intimes, à la légalité.
Quelle est donc la source de cette conviction, comment se
fait-il que nous ayons une foi absolue dans la valeur des
lois, que nous supposions leur existence là même où nous
n’avons pas encore su en formuler ?
La prévision est indispensable pour l’action. Or,
l’action est, pour tout organisme de la série animale,
une nécessité absolue.
En
posant l’existence de règles, nous postulons évidemment
qu’elles sont connaissables. Une loi de nature que nous
ignorons n’existe pas, au sens le plus rigoureux du terme.
Certes, la nature nous paraît ordonnée. Chaque découverte
nouvelle, chaque prévision réalisée nous confirment dans
cette opinion. C’est au point que la nature elle-même
paraît proclamer sa propre ordonnance, l’idée en semble
pénétrer dans notre esprit du dehors sans que nous ayons
autre chose à faire que de la recevoir passivement :
l’ordonnance finit par apparaître comme un fait purement
empirique, et les lois formulées par nous comme quelque
chose appartenant à la nature, comme des lois
de la nature, indépendantes de notre entendement.
C’est oublier que nous étions convaincus d’avance de
cette ordonnance, de l’existence de ces lois ; tous
les actes de la vie quotidienne en témoignent.
En réalité nous ne parvenons aux lois qu’en violentant
la nature, en isolant plus ou moins artificiellement
un phénomène du grand Tout, en écartant des influences
qui auraient faussé
l’observation. Aussi la loi ne saurait-elle exprimer
directement la réalité.
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La loi est une construction idéale
qui exprime, non pas ce qui se passe, mais ce qui se passerait si
certaines conditions venaient à être réalisées. Sans doute, si la
nature n’était pas ordonnée, si elle ne nous présentait pas
d’objets semblables, susceptibles de fournir des concepts généralisés,
nous ne pourrions formuler de lois. Mais ces lois ne sont elles-mêmes
que l’image de cette ordonnance, elles ne lui correspondent que dans
la mesure où une projection peut correspondre à n
dimensions, elles ne l’expriment qu’autant qu’un mot écrit
exprime la chose, car, dans les deux cas, il faut passer par
l’intermédiaire de notre entendement.
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Quelle
est l’origine du postulat causal ? Il est
clair, tout d’abord, que l’instinct de conservation
n’y est pour rien. Pourvu que je puisse prévoir le cours
des événements, je me trouve posséder tout le savoir qui
m’est nécessaire pour l’action. L’assurance de l’égalité
entre les causes et les effets ne m’apporte, en elle-même,
aucun enseignement utile à ce point de vue, ou plutôt elle
ne m’en apportera un que dans la mesure où je pourrai,
avec son aide, établir des prévisions, c’est à dire
tirer des règles d’expériences.
Il
est facile d’établir la liaison entre la notion du
rationnel et celle de la persistance à travers le temps. Le
principe d’identité est la véritable essence de la
logique, le vrai moule où l’homme coule sa pensée.
« Je conviens, dit Condillac dans la Langue
des calculs, que dans cette langue comme dans toutes les
autres, on ne fait que des propositions identiques, toutes
les fois que les propositions sont vraies » et dans sa
Logique, il
affirme que l’évidence de raison consiste uniquement dans
l’identité.
Toutefois
affirmer qu’un objet est identique à lui-même, cela
semble une proposition de pure logique et, en outre, une
simple tautologie ou un énoncé analytique, selon la
nomenclature de Kant. Mais, dès qu’on ajoute la considération
du temps, le concept se dédouble pour ainsi dire, car en
dehors du sens analytique il acquiert un sens synthétique.
vers:
Le principe de causalité
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Rubrique Philo: Capes-Agreg
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