|
° Rubrique Philo:
Capes-Agreg
-
Fiches
d'aide à la préparation au CAPES -
Rubrique
proposée et animée par François
Palacio
-
Épistémologie
-
Lamarck,
philosophie zoologique (1809)
Fiche 1 -
Fiche
2 - Fiche
3 - Fiche
4
Site
Philagora, tous
droits réservés ©
__________________
Ch. V- Sur
l’état actuel de la distribution et de la classification des
animaux
Le
but d’une distribution
générale des animaux n’est pas seulement de posséder une liste
commode à consulter ; mais c’est surtout d’avoir dans
cette liste un ordre représentant, le plus possible, celui même de
la nature, c’est à dire l’ordre qu’elle a suivi dans la
production des animaux, et qu’elle a éminemment caractérisé par
les rapports qu’elle a mis entre les uns et les autres.
Le but, au
contraire, d’une classification
des animaux est de fournir, à l’aide de lignes et de séparation
tracées de distance à distance dans la série générale de ces êtres,
des points de repos à notre imagination, afin que nous puissions
plus aisément reconnaître chaque race déjà observée, saisir ses
rapports avec les autres animaux connus, et placer dans chaque cadre
les nouvelles espèces que nous pourrons découvrir.
Chaque masse distincte a son système particulier d’organes
essentiels, et ce sont ces système particuliers qui vont en se dégradant,
depuis celui qui présente la plus grande complication, jusqu’à
celui qui est le plus simple. Mais chaque organe considéré isolément
ne suit pas une marche aussi régulière dans ses dégradations car
plus susceptible d’être modifié par les circonstances.
Il faut pour
modifier chaque système intérieur d’organisation, un concours de
circonstances plus influentes et de bien plus longue durée, que
pour altérer et changer les organes extérieurs.
|
|
Il est donc vrai de dire qu’il existe,
pour chaque règne des corps vivants, une série unique et graduée
dans la disposition des masses, conformément à la composition
croissante de l’organisation et à l’arrangement des objets
d’après la considération des rapports ; et que cette série
doit offrir à son extrémité antérieure les corps vivants les plus
simples et les moins organisés, et se terminer par les plus parfaits
en organisation et en facultés.
|
Au
lieu d’assujettir la classification qu’il fallut faire dans chaque règne
des corps vivants à une distribution que rien ne devait entraver, on ne
pensa qu’à classer commodément les objets, et leur distribution fut
par là soumise à l’arbitraire.
Division
aristotélicienne :
Division de Lamarck:
Ch. VI- Dégradation et simplification de l’organisation
La progression dans la composition de l’organisation subit, çà et là,
dans la série générale des animaux, des anomalies opérées par
l’influence des circonstances d’habitation, et par celle des
habitudes contractées.
Ch. VII- De
l’influence des circonstances sur les actions et les habitudes des
animaux
Il
est évident que l’état où nous voyons les animaux est, d’une
part, le produit d’une composition croissante de l’organisation qui
tend à former une gradation régulière ; et, de l’autre part,
qu’il est celui des influences d’une multitude de circonstances très
différentes qui tendent continuellement à détruire la régularité
dans la gradation de la composition croissante de l’organisation.
De grands changements
dans les circonstances amènent, pour les animaux, de grands changements
dans leurs besoins, et de pareils changements dans les besoins en amènent
nécessairement dans les actions. Or, si les nouveaux besoins deviennent
constants ou très durables, les animaux prennent alors de nouvelles habitudes,
qui sont aussi durables que les besoins qui les ont fait naître.
1e
loi : Dans tout animal
qui n’a point dépassé le terme de ses développements, l’emploi
plus fréquent et soutenu d’un organe quelconque, fortifie peu à peu
cet organe, le développe, l’agrandit, et lui donne une puissance
proportionnée à la durée de cet emploi ; tandis que le défaut
constant d’usage de tel organe, l’affaiblit insensiblement, le détériore,
diminue progressivement ses facultés, et finit par le faire disparaître.
2e
loi : Tout ce que la
nature a fait acquérir ou perdre aux individus par l’influence des
circonstances où leur race se trouve depuis longtemps exposée, et par
conséquent, par l’influence de l’emploi prédominant de tel organe,
elle le conserve par la génération aux nouveaux individus qui en
proviennent, pourvu que les changements acquis soient communs aux deux
sexes.
Ch. VIII- De
l’ordre naturel des animaux
S’il est vrai que tous les corps vivants soient des productions
de la nature, on ne peut se refuser à croire qu’elle n’a pu les
produire que successivement, et non tous à la fois dans un temps sans
durée ; or, si elle les a formés successivement, il y a lieu de
penser que c’est uniquement par les plus simples qu’elle a commencé,
n’ayant produit qu’en dernier lieu les organisations les plus composées,
soit du règne animal, soit du règne végétal.
vers: Fiche
1 - Fiche
2 - Fiche
3 - Fiche 4
Rubrique épistémologie http://www.philagora.net/epistemo/rubrique.htm
°
Rubrique Philo: Capes-Agreg
|