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° Rubrique Philo:
Capes-Agreg
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Fiches
d'aide à la préparation au CAPES -
Rubrique
proposée et animée par François
Palacio
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Épistémologie
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Lamarck,
philosophie zoologique (1809)
Fiche 1 -
Fiche
2 - Fiche
3 - Fiche
4
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Les
distributions systématiques
J’appelle
distribution systématique, soit générale, soit particulière,
toute série d’animaux ou de végétaux qui n’est pas
conforme à l’ordre de la nature, c’est à dire qui ne
représente pas soit son ordre en entier, soit quelque
portion de cet ordre, et conséquemment qui n’est pas fondée
sur la considération des rapports bien déterminés.
On
est maintenant parfaitement fondé à reconnaître qu’un
ordre établi par la nature existe parmi ses productions
dans chaque règne des corps vivants : cet ordre est
celui dans lequel chacun de ces corps a été formé dans
son origine.
Les corps
vivants qui se trouvent aux deux extrémités de cet ordre
ont essentiellement entre eux le moins de rapports, et présentent
dans leur organisation et leur forme les plus grandes différences
possibles. C’est ce même ordre qui devra remplacer, à
mesure que nous le connaîtrons, ces distributions systématiques
ou artificielles.
Les
classes-
C’est la première sorte de divisions générales que
l’on établit dans un règne. Néanmoins les limites de
cette classe sont artificielles.
Les
ordres- on
donne le nom d’ordre aux divisions principales et de la
première sorte qui partagent une classe.
Les
familles- on
appelle ainsi des portions de l’ordre de la nature,
reconnues dans un ou l’autre règne des corps vivants. Ces
portions sont moins grandes que les classes et même que les
ordres mais plus grandes que les genres.
Les
genres- Il
s’agit de réunions de races, dites espèces, rapprochées
d’après la considération de leurs rapports et
constituant autant de petites séries limitées par des
caractères que l’on choisit arbitrairement pour les
circonscrire.
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On appelle nomenclature, le système des noms que l’on assigne soit aux
objets particuliers comme à chaque race ou espèce de corps vivant,
soit aux différents groupes de ces objets, comme à chaque genre,
chaque famille et chaque classe.
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Pour
parvenir à nous procurer et à nous conserver l’usage de
tous les corps naturels qui sont à notre portée, et que
nous pouvons faire servir à nos besoins, on a senti
qu’une détermination exacte et précise des caractères
propres à chacun de ces corps était nécessaire, et conséquemment
qu’il fallait rechercher et déterminer les particularités
d’organisation, de structure, de forme, de proportion, qui
différencient les divers corps naturels, afin de pouvoir en
tout temps les reconnaître et les distinguer les uns des
autres.
Ch. II- Importance
de la considération des Rapports
Parmi les corps vivants, on a donné le nom de rapport,
entre deux objets considérés comparativement, à des
traits d’analogie ou de ressemblance, pris dans
l’ensemble ou la généralité de leurs parties, mais en
attachant plus de valeur aux plus essentielles. Plus ces
traits ont de conformité et d’étendue, plus les rapports
entre les objets qui les offrent sont considérables. Ils
indiquent une sorte de parenté entre les corps vivants qui
sont dans ce cas, et font sentir la nécessité de les
rapprocher dans nos distributions proportionnellement à la
grandeur de leurs rapports.
L’importante étude des rapports ne se borne pas à
comparer des classes, des familles, et même des espèces
entre elles, pour déterminer les rapports qui se trouvent
entre ces objets ; elle embrasse aussi la considération
des parties qui composent les individus, et en comparant
entre elles les mêmes sortes de parties, cette étude
trouve un moyen solide de reconnaître soit l’identité
des individus d’une même race, soit la différence qui
existe entre les races distinctes.
Les parties les plus importantes, et qui doivent
fournir les principaux rapports, sont, dans les animaux,
celles qui sont essentielles à la conservation de leur vie ;
et dans les végétaux, celles qui sont essentielles à leur
régénération.
Relativement
aux animaux, on est maintenant convaincu, avec raison, que
c’est uniquement de leur organisation que les rapports
naturels peuvent être déterminés parmi eux, d’où la prédominance
de la zoologie comparée.
Lorsqu’on s’occupe des rapports naturels entre
les objets, et que ces rapports sont bien jugés, les espèces
étant rapprochées d’après cette considération, et
rassemblées par groupes entre certaines limites, forment ce
que l’on nomme des genres ; les genres pareillement
rapprochés après la considération des rapports, et réunis
aussi par groupes d’un ordre qui leur est supérieur,
forment ce qu’on nomme des familles ; ces familles
rapprochées de même, et sous la même considération,
composent des ordres, ceux-ci par les mêmes moyens,
divisent primairement les classes ; enfin, ces derniers
partagent chaque règne en ses principales divisions.
vers:
Ch.
III- De l’espèce parmi les corps vivants
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Rubrique Philo: Capes-Agreg
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