° Rubrique Philo: Capes-Agreg

- Fiches d'aide à la préparation au CAPES -
Rubrique proposée et animée par  François Palacio

- Épistémologie

Lamarck, philosophie zoologique (1809)

Fiche 1 - Fiche 2 - Fiche 3 - Fiche 4

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Discours préliminaire

  Le vrai moyen de parvenir à bien connaître un objet, même dans ses plus petits détails, c’est de commencer par l’envisager dans son entier ; par examiner d’abord, soit sa masse, soit son étendue, soit l’ensemble des parties qui le composent ; par rechercher quelle est sa nature et son origine, quels sont ses rapports avec les autres objets connus ; en un mot, par le considérer sous tous les points de vue qui peuvent nous éclairer sur toutes les généralités qui le concernent. On divise ensuite l’objet dont il s’agit en ses parties principales, pour les étudier et les considérer séparément sous tous les rapports qui peuvent nous instruire à leur égard ; et continuant ainsi à diviser et sous diviser les parties que l’on examine successivement, on pénètre jusqu’aux plus petites, dont on recherche les particularités, ne négligeant pas les moindres détails. Toutes ces recherches terminées, on essaie d’en déduire les conséquences, et peu à peu la philosophie de la science s’établit, se rectifie et se perfectionne. 

Première partie- Considération sur l’Histoire naturelle des Animaux

Ch. I- Des parties de l’art dans les productions de la nature.

Partout dans la nature, où l’homme s’efforce d’acquérir des connaissances, il se trouve obligé d’employer des moyens particuliers :

1- pour mettre de l’ordre parmi les objets infiniment nombreux et variés qu’il considère

2- pour distinguer sans confusion, parmi l’immense multitude de ces objets, soit des groupes de ceux qu’il a quelque intérêt de connaître, soit chacun d’eux en particulier

3- enfin, pour communiquer et transmettre à ses semblables tout ce qu’il a appris, remarqué et pensé à leur égard.

Maintenant, l’intérêt philosophique qu’offrent les sciences dont il est question, quoique moins généralement senti que celui qui est relatif à nos besoins économiques, force de séparer tout ce qui lui appartient à l’art de ce qui est le propre de la nature, et de borner, dans des limites convenables, la considération que l’on doit accorder aux premiers objets, pour attacher aux seconds toute l’importance qu’ils méritent.

Les parties de l’art dans les sciences naturelles, sont :

1-       les distributions systématiques, soit générales, soit particulières

2-       les classes

3-       les ordres

4-       les familles

5-       les genres

6-       la nomenclature, soit des diverses coupes, soit des objets particuliers.

  Ces six sortes de parties généralement employées dans les sciences naturelles sont uniquement des produits de l’art dont il a fallu  faire usage pour ranger, diviser, et nous mettre à portée d’étudier, de comparer, de reconnaître et de citer les différentes productions naturelles observées. La nature n’a rien fait de semblable ; et au lieu de nous abuser en confondant nos œuvres avec les siennes, nous devons reconnaître que les classes, les ordres, les familles, les genres et les nomenclatures à leur égard, sont des moyens de notre invention, dont nous ne saurions nous passer, mais qu’il faut employer avec discrétion, les soumettant à des principes convenus, afin d’éviter les changements arbitraires qui en détruisent les avantages.

 

 vers:  Les distributions systématiques

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