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° Rubrique Philo:
Capes-Agreg
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Fiches
d'aide à la préparation au CAPES -
Rubrique
proposée et animée par François
Palacio
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Épistémologie
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Globot
- Essai sur la classification des sciences- (1898)
Fiche 1 -
Fiche
2 - Fiche
3 - Fiche
4 - Fiche
5 - Fiche
6 - Fiche
7
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Première
partie- L’unité formelle de la science.
Chapitre.
III- La déduction dans les sciences de la nature.
Une
loi naturelle n’est rien de plus qu’une relation
constante. Cela est vrai, dira-t-on, des lois empiriques ou
« lois de concomitance », mais non des « lois
causales ». Un antécédent, fût-il constant, n’est
pas une cause. Il y a loin d’une simple consécution
à la raison
d’un phénomène : la cause est la raison d’être
de son effet. On distingue deux sortes d’intelligibilité,
l’une démonstrative, celle des mathématiques, fondée
sur le principe de contradiction, l’autre expérimentale,
celle des sciences de la nature, fondée sur le principe de
causalité.
Personne ne conteste plus, depuis Hume, que toute
affirmation d’une relation causale est une interprétation ;
l’expérience ne peut contenir que le signe de la causalité.
Ce signe, c’est la coïncidence solitaire.
Or,
on ne peut annihiler proprement les antécédents autres que
l’antécédent causal : qu’à cela ne tienne !
quoique présents, on les annulera par la force de
l’exclusion logique. On ne peut réaliser effectivement
la coïncidence solitaire, mais on la réalisera idéalement,
au milieu même des coïncidences multiples, par la force de
la pensée. Selon
cette conception, l’affirmation des lois résulte de
l’affirmation des causes. La coïncidence solitaire est le
signe de la coïncidence causale, et celle-ci à son tour
est le signe de la coïncidence constante.
Mais le
raisonnement inductif ne se fait jamais sous la forme que M.
Rabier lui attribue.
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Cause
est un mot obscur. Le déterminisme, au contraire, est une notion
parfaitement claire. Mais c’est moins l’affirmation de la
causalité universelle, que de l’universelle nécessité. Le
postulat de tout raisonnement inductif n’est rien de plus que l’Uniformité
de la nature. Il
y a des lois, et tout est régi par des lois ; en un mot, tout
phénomène est l’un des termes d’une relation constante ;
telle est la conviction du savant.
Le problème expérimental
est donc celui-ci : étant donné un phénomène, trouver par
l’analyse des circonstances, le terme qui lui est invariablement
lié.
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Étude
des diverses espèces de lois :
1-
Des
lois purement empiriques. On peut en distinguer
de deux sortes. Les
premières sont obtenues par un raisonnement qui n’est
autre que l’induction formelle d’Aristote. Les logiciens
ont été trop sévères pour ce raisonnement, il a un rôle
dans la science. Une propriété a été reconnue appartenir
à chacune des
espèces d’un genre ; elle appartient donc au genre.
Pour qu’un tel raisonnement soit possible, il faut que le
nombre des espèces du genre soit limité et qu’elles
soient toutes énumérées. De telles lois sont donc
sujettes à révision, car des faits nouveaux venant à
être découverts, l’extension du genre peut s’en
trouver augmentée.
C’est
ce qui arrive pour la loi de Bode. Soit la progression
géométrique :
0
- 3 -
6 - 12
- 24 - 48
- 96
En
ajoutant 4 à chaque terme, et en le divisant par 10, on
obtient
0,
4 - 0,7
- 1 - 1,6
- 2,8 - 5,2
- 10
Or,
il se trouve que ces chiffres représentent assez exactement
les distances moyennes des planètes au soleil, celle de la
Terre étant prise pour unité, car ces distances sont
Mercure :
0,4 -
Vénus : 0,7 -
Terre : 1 -
Mars : 1,5 -
2,8 - Jupiter : 5,2
- Saturne :
9,5
Excepté
le chiffre 2,8 auquel devrait correspondre une planète
située entre Mars et Jupiter. De nouvelles planètes furent
découvertes depuis :
-
Uranus (Herschel) : 19,6
-
Cérès (Piazzi) : 2,8
-
Mais la découverte de Neptune vint infirmer la loi de Bode,
car sa distance moyenne au Soleil est de 30,036 au lieu de
38,8 que la loi de Bode exigeait.
L’induction baconienne, au contraire, dépasse les faits
observés. Elle conclut soit de faits individuels à une
loi, soit de lois spéciales à une loi générale,
affirmée de tous les cas possibles. Une concomitance a
été observée dans des cas nombreux, et surtout
divers ; on a vu l’absence, la disparition ou la
variation de l’un des termes accompagner l’absence, la
disparition ou la variation de l’autre, et cela dans les
conditions requises pour être en droit de conclure aux
faits observés, mais sans apercevoir la relation causale.
La médecine est pleine de ces lois empiriques. Ainsi ce qui
fait la certitude d’un raisonnement inductif, ce n’est
pas l’aperception d’une liaison causale, c’est la
précision des définitions et la rigueur des analyses.
vers:
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5
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