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Fiches
d'aide à la préparation au CAPES -
Rubrique
proposée et animée par François
Palacio
- Psychologie -
Sigmund Freud, 1856-1939
Essais de psychanalyse
Fiche
1 - Fiche
2 - Fiche
3 - Fiche
4 - Fiche
5 - Fiche
6 - Fiche
7 - Fiche
8 - Fiche
9 - Fiche
10 - Fiche
11 - Fiche
12 - Fiche
13
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II-
Au-delà du principe de plaisir
(1920)
IV-
La conscience ne serait
pas le caractère le plus général des processus psychiques
La
conscience ne serait pas le caractère le plus général des
processus psychiques mais seulement une fonction particulière
de ceux-ci. En termes métapsychologiques, on pose que la
conscience est fonction d’un système particulier qu’on
désigne par les lettres Cs. Ce que la conscience nous livre
consiste essentiellement en perceptions d’excitations
venant du monde extérieur et en sensations de plaisir et de
déplaisir qui ne peuvent provenir que de l’intérieur de
l’appareil psychique ; de ce fait on peut attribuer
au système Pc-Cs une situation spatiale.
Tous les processus d’excitation qui se produisent
dans les autres systèmes y laissent des traces durables qui
constituent le fondement de la mémoire, donc des restes mnésiques
qui n’ont rien à faire avec le fait de devenir conscient.
Si elles
restaient toujours conscientes, elles limiteraient très
vite la capacité du système à recevoir de nouvelles
excitations.
Nous
pourrions dire que dans le système Cs le processus
d’excitation devient conscient mais ne laisse derrière
lui aucune trace durable ; la conscience apparaît à
la place de la trace mnésique.
Le système
Cs se spécifierait en ceci qu’en lui à la différence de
ce qui se passe dans tous les autres systèmes psychiques,
le processus d’excitation ne laisse pas derrière lui une
modification durable des éléments du système mais se
dissipe pour ainsi dire dans le phénomène de devenir
conscient.
Représentons-nous
l’organisme vivant sous la forme la plus simplifiée qui
soit, comme une vésicule indifférenciée de substance
excitable (…). On concevrait alors facilement que
l’impact incessant des excitations externes sur la surface
de la vésicule en modifie durablement la substance jusqu’à
une certaine profondeur, de sorte que le processus
d’excitation ne s’y écoule pas de la même façon que
dans les couches plus profondes.
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Ce
petit fragment de substance vivante est plongé dans
un monde extérieur chargé des énergies plus fortes
et il succomberait sous les coups des excitations qui
en proviennent s’il n’était pourvu d’un pare-excitations
qu’il acquiert ainsi : sa couche la plus
superficielle abandonne la structure propre au vivant,
devient dans une certaine mesure anorganique et
fonctionne désormais comme une enveloppe ou membrane
spéciale qui tient l’excitation à l’écart
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