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° Rubrique Philo:
Capes-Agreg
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Fiches
d'aide à la préparation au CAPES -
Rubrique
proposée et animée par François
Palacio
- Psychologie -
Sigmund Freud, 1856-1939
Essais de psychanalyse
Fiche
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13
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II-
Au-delà du principe de plaisir
(1920)
I-
p.
43- Dans la théorie psychanalytique, nous admettons sans hésiter
que le principe de plaisir règle automatiquement l'écoulement
des processus psychiques; autrement dit, nous croyons que
celui-ci est chaque fois provoqué par une tension déplaisante
et qu'il prend une direction telle que son résultat final
coïncide avec un abaissement de cette tension, c'est à
dire avec un évitement de déplaisir ou avec une production
de plaisir.
p.
45- Les faits qui nous ont conduit à croire à la
domination du principe de plaisir dans la vie psychique
trouvent aussi leur expression dans l'hypothèse selon
laquelle l'appareil psychique a une tendance à maintenir
aussi bas que possible la quantité d'excitation présente
en lui ou du moins à la maintenir constante.
(…)
Nous devons dire cependant qu'en toute rigueur qu'il est
inexacte de parler d'un domination du principe de plaisir
sur le cours des processus psychiques. Si une telle
domination existait, l'immense majorité de nos processus
psychiques devraient être accompagnées de plaisir ou
conduire au plaisir, or l'expérience la plus générale est
en contradiction flagrante avec cette conclusion. Aussi
doit-on admettre ceci: il existe dans le psychisme une forte
tendance au principe de plaisir mais certaines autres forces
ou conditions s'y opposent de sorte que l'issue finale ne
peut pas toujours correspondre à la tendance au plaisir.
p.
46- Le premier cas où l'on rencontre une telle inhibition
du principe de plaisir est dans l'ordre. (…) Sous
l'influence des pulsions d'auto-conservation du moi,
le principe de plaisir est relayé par le principe de réalité;
celui-ci ne renonce pas à l'intention de gagner finalement
du plaisir mais il exige et met en vigueur l'ajournement de
la satisfaction, le renoncement à toute sorte de possibilité
d'y parvenir et à la tolérance provisoire du déplaisir
sur le long chemin détourné qui mène au plaisir.
p.
47- Une autre source de libération de déplaisir, qui n'est
pas moins dans l'ordre, provient des conflits et clivages
qui se produisent dans l'appareil psychique pendant que le
moi accomplit son développement vers des organisations plus
hautement différenciées.
Le processus du refoulement opère alors un clivage
entre elles et l’unité englobante du moi ; elles
sont maintenues à des stades inférieures du développement
psychique et coupées, pour commencer, de la possibilité
d’une satisfaction. Si elles parviennent plus tard, ce qui
se produit si facilement pour les pulsions sexuelles refoulées,
à se frayer par des chemins détournés l’accès à une
satisfaction directe ou substitutive, ce résultat qui, dans
un autre cas, aurait pu procurer du plaisir, est ressenti
par le moi comme déplaisir.
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II-
Le
terme d’angoisse désigne un état caractérisé par
l’attente du danger et la préparation à celui-ci,
même s’il est inconnu ; le terme de peur
suppose un objet défini dont on a peur ; quant
au terme d’effroi, il désigne l’état qui
survient quand on tombe dans une situation dangereuse
sans y être préparé ; il met l’accent sur le
facteur surprise.
|
III-
Tout
d’abord, le médecin-analyste ne pouvait viser rien
d’autre qu’à deviner l’inconscient qui est caché au
malade, en rassembler les éléments et le communiquer au
moment opportun. La psychanalyse était avant tout un art
d’interprétation.
(Puis)
l’accent se trouva déplacé sur les résistances du
malade ; tout l’art fut alors de découvrir ces résistances
le plus tôt possible, de les montrer au malade et de
l’inciter à les abandonner, en usant de cette influence
qu’un homme peut exercer sur un autre (transfert).
Cette reproduction qui survient avec une fidélité
qu’on n’aurait pas désirée a toujours pour contenu un
fragment de la vie sexuelle infantile, donc du complexe d’Œdipe
et de ses ramifications ; elle se joue régulièrement
dans le domaine du transfert, c’est à dire de la relation
au médecin. Quand on a mené le traitement jusqu’à ce
point, on peut dire que la névrose antérieure est
maintenant remplacée par une nouvelle névrose, la névrose
de transfert.
Pour mieux arriver à concevoir cette compulsion de répétition,
qui se manifeste dans le traitement psychanalytique des névrosés,
il faut avant tout se libérer de l’idée erronée selon
laquelle on aurait affaire, lorsqu’on combat les résistances,
à la résistance de l’inconscient. L’inconscient
c’est à dire le refoulé, n’oppose aux efforts de la
cure aucune espèce de résistance ; en fait il ne tend
même à rien d’autre qu’à vaincre la pression qui pèse
sur lui pour se frayer un chemin vers la conscience ou vers
la décharge réelle. La résistance dans la cure provient
des mêmes couches et systèmes supérieures de la vie
psychique qui avaient produit le refoulement en son temps.
Nous échapperons
à l’obscurité en opposant non pas le conscient et
l’inconscient, mais le moi et le refoulé.
Il n’est pas douteux que la résistance du moi
conscient et préconscient est au service du principe de
plaisir ; elle veut éviter le déplaisir que
provoquerait la libération du refoulé tandis que nos
efforts tendent à obtenir que ce déplaisir soit admis, en
faisant appel au principe de réalité. Mais la compulsion
de répétition, cette manifestation de force du refoulé,
quel est donc son rapport au principe de plaisir ?
Cet éternel retour du même ne nous étonne guère
lorsqu’il s’agit d’un comportement actif de l’intéressé
et que nous découvrons dans sa nature un trait immuable qui
ne peut que se manifester dans la répétition des mêmes
expériences. Nous sommes bien plus fortement impressionnés
par les cas où la personne semble vivre passivement quelque
chose sur quoi elle n’a aucune part d’influence ;
et pourtant elle ne fait que revivre toujours la répétition
du même destin.
De telles
observations, tirées du comportement dans le transfert et
du destin des hommes, nous encouragent à admettre qu’il
existe effectivement dans la vie psychique une compulsion de
répétition qui se place au-dessus du principe de plaisir.
Vers
IV-
La conscience ne serait
pas le caractère le plus général des processus psychiques
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