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° Rubrique Philo:
Capes-Agreg
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Fiches
d'aide à la préparation au CAPES -
Rubrique
proposée et animée par François
Palacio
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Épistémologie
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E. Boutroux.
De la contingence des lois de
nature
(1874)
Fiche 1 -
Fiche
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6
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Ch. II- De l’être
Le monde donné dans l’expérience porte-t-il, dans les diverses phases
de son développement, les marques distinctives de la nécessité ?
Au plus bas degré de l’échelle des choses données se trouve l’être
ou le fait pur et simple, encore indéterminé.
Peut-on dire qu’il existe nécessairement ?
Puisqu’une
nécessité absolue est inintelligible en ce qui concerne les choses données,
la nécessité de l’être ne peut consister que dans le lien qui le rattache
à ce qui est posé avant lui, c’est à dire au possible.
Le possible est la matière dont l’être
est fait. Mais l’être ainsi ramené au possible reste purement idéal, et
pour obtenir l’être réel, il faut admettre un élément nouveau.
L’être
actuellement donné n’est pas une suite nécessaire du possible : il en
est une forme contingente. Mais si son existence n’est pas nécessaire, en
peut-on dire autant de sa nature ? C’est le progrès de l’observation,
de la comparaison, de la réflexion et de l’abstraction, c’est à dire de
l’expérience interprétée, mais non supplée, par l’entendement, qui a
fait voir qu’un changement n’est jamais quelque chose d’entièrement
nouveau ; que tout changement est le corrélatif d’un autre changement
survenu dans les conditions au milieu desquelles il se produit, et que le
rapport qui unit tel changement à tel autre est invariable.
Supposons
que les choses, pouvant changer, ne changent cependant pas : les rapports
seront invariables, sans que la nécessité règne en réalité. Ainsi la
science a pour objet une forme purement abstraite et extérieure, qui ne préjuge
pas la nature intime de l’être.
Mais n’est-il pas vraisemblable que l’extérieur est la traduction fidèle
de l’intérieur ? Est-il admissible que les actes d’un être soient
contingents, s’il est établi que les manifestations de ces actes sont liées
entre elles par des rapports immuables ?
Mais où trouver un conséquent qui, au point de vue de la qualité, soit
exactement identique à son antécédent ? Serait-ce encore un conséquent,
un effet, un changement, s’il ne différait de l’antécédent, ni par la
quantité, ni par la qualité?
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Si
donc, jusque dans les formes les plus élémentaires de l’être, il y a ainsi
quelque élément qualitatif, conditions indispensable de l’existence elle-même,
reconnaître que l’effet peut être disproportionné à l’égard de la cause
au point de vue de la qualité, c’est admettre que nulle part, dans le monde
concret et réel, le principe de causalité ne s’applique rigoureusement.
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L’induction
la plus vraisemblable n’est-elle pas qu’il est impossible d’atteindre une
loi absolument fixe, si simples que soient les rapports considérés, et si
larges que soient les bases de l’observation ? Et, si l’ensemble varie,
ne faut-il pas qu’il y ait dans les détails quelque rudiment de contingence ?
Est-il étrange d’ailleurs qu’on ne puisse discerner dans l’infiniment
petit les causes du changement de l’infiniment grand, dans cet infiniment
grand lui-même, le changement est presque imperceptible?
La
loi de causalité, sous sa forme abstraite et absolue, peut donc être à bon
droit la maxime pratique de la science, dont l’objet est de suivre un à un
les fils d’une trame infinie ; mais elle n’apparaît plus que comme une
vérité incomplète et relative, lorsque l’on essaye de se représenter
l’entrelacement universel, la pénétration réciproque du changement et de la
permanence, qui constitue la vie et l’existence réelle.
vers:
Ch.
III- Des genres
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Rubrique Philo: Capes-Agreg
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