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° Rubrique Philo:
Capes-Agreg
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Fiches
d'aide à la préparation au CAPES -
Rubrique
proposée et animée par François
Palacio
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Philosophie politique
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Adam
Smith. Recherches sur la nature et les causes de la richesse des
nations (1776)
Fiche 1
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3 - Fiche
4 - Fiche
5 - Fiche
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7 - Fiche
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9 - Fiche
10
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__________________
Ch.
I- De la division du travail
Les
plus grandes améliorations dans la puissance productive du
travail, et la plus grande partie de l’habileté, de
l’adresse et de l’intelligence avec laquelle il est
dirigé ou appliqué, sont dues, à ce qu’il semble, à la
Division du travail.
Prenons un exemple dans une
manufacture de la plus petite importance, mais où la
division du travail s’est souvent fait remarquer :
une manufacture d’épingle.
Dans chaque art, la division du travail aussi loin
qu’elle peut y porter, donne lieu à un accroissement
proportionnel dans la puissance productive du travail.
C’est cet avantage qui paraît avoir donné naissance à
la séparation des divers emplois et métiers.
Cette grande augmentation dans
la quantité d’ouvrage qu’un même nombre de bras est en
état de fournir, en conséquence de la division
du travail, est due à trois circonstances différentes :
-
premièrement,
à un accroissement d’habileté dans chaque ouvrier
individuellement
-
deuxièmement,
à l’épargne du temps, qui se perd ordinairement quand on
passe d’une espèce d’ouvrage à une autre
-
troisièmement
enfin, à l’invention d’un grand nombre de machines qui
facilitent et abrègent le travail, et qui permettent à un
homme de remplir la tâche de plusieurs.
Ch.
II- Du principe qui donne lieu à la division du travail
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Cette division du travail, de laquelle découlent tant
d’avantages, ne doit pas être regardée dans son origine comme
l’effet d’une sagesse humaine qui ait prévu et qui ait eu pour
but cette opulence générale qui en est le résultat ; elle est
la conséquence nécessaire, quoique lente et graduelle, d’un
certain penchant naturel à tous les hommes, qui ne se proposent pas
des vues d’utilité aussi étendues : c’est le penchant qui
les porte à trafiquer, à faire des trocs et des échanges d’une
chose pour une autre.
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L’homme
a presque continuellement besoin du concours de ses
semblables, et c’est en vain qu’il l’attendrait de
leur seule bienveillance. Il sera bien plus sûr de réussir,
s’il s’adresse à leur seul intérêt personnel et
s’il leur persuade que leur propre avantage leur commande
de faire ce qu’il souhaite d’eux.
Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à
leur égoïsme ; et ce n’est jamais de nos besoins
que nous leur parlons, c’est toujours de leur avantage.
Ch. III- Que la division du travail est limitée
par l’étendue du marché
Puisque c’est la faculté d’échanger qui donne
lieu à la division du travail, l’accroissement de cette
division doit par conséquent toujours être limité par
l’étendue de la faculté d’échanger, ou, en d’autres
termes, par l’étendue du marché.
Ch. IV- De l’origine et de l’usage de la
monnaie
La division du travail une fois généralement établie,
chaque homme ne produit plus par son travail que de quoi
satisfaire une très petite partie de ses besoins. La plus
grande partie ne peut être satisfaite que par l’échange
du surplus de ce produit qui excède sa consommation, contre
un pareil surplus du travail des autres. Ainsi chaque homme
subsiste d’échanges ou devient une espèce de marchand,
et la société elle-même est proprement une société
commerçante.
Pour éviter les inconvénients d’une situation où
un particulier ne trouverait de quoi échanger sa
marchandise, tout homme prévoyant, dans chacune des périodes
de la société qui suivirent le premier établissement de
la division du travail, dut naturellement tâcher de
s’arranger pour avoir par devers lui, dans tous les temps,
outre le produit particulier de sa propre industrie, une
certaine quantité de quelque marchandise qui fût, selon
lui, de nature à convenir à tant de monde, que peu de gens
fussent disposés à la refuser en échange du produit de
leur industrie.
Il faut observer que le mot valeur
a deux significations différentes ; quelquefois il
signifie l’utilité d’un objet particulier, et quelque
fois il signifie la faculté que donne la possession de cet
objet d’en acheter d’autres marchandises. On peut
appeler l’une, valeur
en usage, l’autre, valeur
en échange.
Vers:
Ch. V- Du
prix réel et du prix nominal des marchandises
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