La haine
d'Electre est "si lourde" qu'elle "l'étouffe",
c'est comme un bloc qui lie Clytemnestre et Egisthe sans qu'elle parvienne à
l'analyser, ni à le dissocier en "petites haines de détail";
Elle a essayé de l'expliquer par sa rancune contre celle qui a laissé tomber
son petit frère, par son indignation contre l'usurpateur, par la tristesse que
lui cause l'absence de son frère, mais elle a compris qu'elle faisait fausse
route. La seule évidence qu'elle tienne, c'est que Clytemnestre
et Egisthe sont solidaires dans sa haine. Ce
sentiment (cette intuition?) servira de base à son enquête. Ce
sentiment (cette intuition?) servira de base à son enquête. Ce
sentiment (cette intuition?) servira de base à son enquête. Ce
sentiment (cette intuition?) servira de base à son enquête.
L'arrivée de
son frère chéri sera le déclencheur avec son baiser. Comme l'avait prévu le
mendiant, qui songeait plutôt aux bras de son époux "elle s'est déclarée".
Voyons les
jalons de sa recherche:
|
1) Electre "prend
la piste", elle sera désormais comme un limier sur la trace.
|
2) Elle saisit le fil du
contraste entre sa propre "chasteté" et la féminité
triomphante de sa mère. Quels sentiments, quelles intrigues cachent cette femme
trop belle, Electre l'ignore, "je ne connais pas mon secret
encore".
|
3) Après une nuit
apaisante auprès de son frère endormi elle lui révèle ce que deux
songes viennent de lui apprendre: "notre mère à un
amant", "notre père a été tué".
|
L'apparition successive des
cadavres d'Agamemnon et de clytemnestre comme preuve évidente de l'assassinat
de l'un et de l'adultère de l'autre n'a rien de rationnel, on peut y voir une
de ces interventions bizarres de la divinité qu'appellent les signaux d'Electre
(ou l'expression de son obsession?)
Voilà en tout cas que s'explique et se justifie la haine d'Electre.
|
4) Après une lutte
très âpre, Electre arrache l'aveu de Clytemnestre "J'aime",
sans réussir à obtenir le nom du coupable qui donnerait "la
clé", "la raison du forfait"; Cette
raison qui n'est, suppute l'enquêteuse, ni "l'amour" ni
"l'ambition", ni "la colère".
|
5) "C'est Egisthe":
en se découvrant une rivale dans la personne de la jeune Agathe, la reine se
trahit.
6) Egisthe est
mis en accusation comme "criminel". Electre, qui mène ses
investigations depuis "huit ans" auprès de tous ceux qui
entouraient son père a amassé assez de détails pour confondre la reine et son
complice (ils ont supprimé le serviteur qui les accompagnait au bain du roi et
restent les seuls témoins). Malgré leurs dénégations, sa conviction est
faite.
7) Poussé non par la vérité,
mais par l'urgence de sauver Argos assiégée, Egisthe reconnaît la réalité
du meurtre et, sans le nommer promet le châtiment du coupable.
8) Electre exige de savoir
pourquoi Clytemnestre haïssait son père. Celle-ci clame son horreur du roi des
rois et son mépris pour lui.
9) Le récit du mendiant met en
lumière la culpabilité de Clytemnestre et d'Egisthe ........... Fin
de l'enquête
Le
châtiment sera infligé dans la confusion d'une
bataille, et à l'aveuglette par Oreste, qui frappe en fermant les yeux.
Criminel à son tour et même parricide il s'enfuit, poursuivi par les Euménides
devenues les Erinyes*, les terribles divinités qui vengent l'assassinat des
parents.
n.b:* Erinyes:
nous ne mettons qu'un seul "n" comme l'a fait Eschyle
|
En
conclusion: guidées par la haine, la vérité et la justice ont
triomphé, mais la ville d'Argos mal défendue à cause de "l'acharnement"
d'Electre est maintenant en ruines.
-Electre
reste seule-
|
aller
à page 4 : Des complications psychanalytiques